A Paris, manifestation de soutien contre la vie chère aux Antilles-Guyane
Plus d'une centaines de manifestants ont défilé ce samedi entre Bastille et la place de la Nation, à Paris, pour manifester leur colère face à la vie chère aux Antilles et leur soutien aux manifestations qui agitent notamment la Martinique depuis début septembre. La manifestation a rejoint un cortège d'associations et de syndicats de gauche « contre le gouvernement Barnier-Macron ».
« Je suis ici pour lancer un appel solennel, à tous les élus, à tous les responsables politiques : tenez-vous debout avec le peuple martiniquais, prenez vos responsabilités ! » Paco, militant antillais du collectif « Chlordécone, justice et réparations », installé de longue date en région parisienne, a un message très clair à faire passer : « Ici à Paris, sur cette place de la Bastille, nous sommes le R ! Nous sommes tous le R ! Nous avons l'habitude des tentatives de déstabilisation et de décrédibilisation, mais nous ne nous laisserons pas impressionner. Nous sommes venus dire, assez ! »
Vêtus de rouge, munis de pancartes et de drapeaux martiniquais et guadeloupéens, une centaine de personnes ont répondu ce samedi à l'appel parisien du RPPRAC à venir manifester contre la vie chère. « Ce rassemblement vise à sensibiliser l’opinion publique et les pouvoirs publics sur les graves difficultés économiques auxquelles sont confrontés nos compatriotes des départements et territoires d’Outre-mer (DOM-TOM), les habitants de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Réunion », pouvait-on lire dans l'appel qui a circulé sur les réseaux et parmi les militants de la diaspora.
Collectifs militants et associatifs ont rejoint le cortège national des associations et syndicats de gauche qui appelaient à manifester « contre le gouvernement Barnier-Macron. » « Nous vivons ici mais nos familles subissent la vie chère dans des proportions insupportables », dénonce Eddy, père de famille guadeloupéen habitant dans le département des Yvelines. « Les billets d'avion, le logement, la nourriture, tout cela est bien trop cher pour que nous puissions rentrer régulièrement chez nous. Nous subissons tous les conséquences de cette situation injuste. »
Autant que la vie chère et les problèmes sociaux et économiques, c'est le traitement médiatique et politique du mouvement social antillais qui indigne les participants à la manifestation. « Face à nos revendications de bons sens et de minimum vital, on nous envoie la CRS 8, une compagnie de gendarmes qui est réputée être la plus violente pour la répression sociale », regrette encore Paco. Les prochains rendez-vous parisiens du RPPRAC seront diffusés sur les réseaux sociaux.

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