Les quatorze gynécos du Char refusent de pratiquer l’avortement
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Les quatorze gynécos du Char refusent de pratiquer l’avortement

Au service gynécologie du Char, les 14 gynécologues-obstétriciens invoquent la clause de conscience pour ne pas pratiquer des avortements.
Au service gynécologie du Char, les 14 gynécologues-obstétriciens invoquent la clause de conscience pour ne pas pratiquer des avortements. • ANGELIQUE GROS

À l’hôpital de Cayenne, l’ensemble des gynécologues font valoir leur clause de conscience pour ne pas à avoir à pratiquer des avortements. Les interruptions volontaire de grossesse sont effectuées par un médecin libéral.

Sur les 14 médecins du service de gynécologie de l’hôpital de Cayenne, pas un n’accepte de pratiquer les interruptions volontaire de grossesse (IVG) chirurgicales. Pourtant, le taux de recours à l’IVG est important : 33 pour 1 000 femmes de 15 à 49 ans en Guyane contre 15 dans l’Hexagone. Chez les 15-17 ans, il est quatre fois plus élevé en Guyane que dans l’Hexagone.

Il faut distinguer les IVG médicamenteuses, qui peuvent être administrées par une sage-femme jusqu’à la cinquième semaine de grossesse, des IVG chirurgicales, qui ne peuvent être réalisées que par un médecin au bloc opératoire. L’an dernier, 24 % des avortements effectués en Guyane l’année dernière l’ont été au Char. Soit 678 IVG sur 2 604 : 328 médicamenteuses et 350 chirurgicales. Face au refus des gynécologues — c’est leur droit — de garantir ce droit...

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