« La dengue a tué mon fils sous mes yeux »
Connor, 9 ans, est l'une des six victimes dont le décès est imputable à la dengue depuis le début de l'épidémie. Son père Cédric nous raconte comment, en l'espace de sept jours, il a vu mourir son fils à petit feu.
Cédric 33 ans, est un père meurtri. La semaine dernière, il a perdu son fils unique des suites de la dengue. En colère, dévasté, et alors qu'il prépare les funérailles de son fils, il a tenu à témoigner et à raconter les circonstances de la mort de Connor pour, dit-il, « sensibiliser la population ».
Avec une émotion qu'il tente de contrôler, le père de famille commence : « Connor était plein de vie. Il était en CM2 à l'école des Anses-d'Arlet et allait bientôt avoir 10 ans. Il avait plein de copains. C'était un petit garçon extra, tout le monde vous le dira. Il avait un bel avenir devant lui, on avait des tas de projets. Je ne comprends toujours pas comment et pourquoi ça a tourné au drame. Sur les médias, on a annoncé qu'il était drépanocytaire, c'est faux. Il allait très bien. Quand on a 9 ans et qu'on va bien, on ne peut pas mourir de la dengue... en tout cas, c'est ce que je croyais. »
« Il n'y avait pas à s'inquiéter outre mesure »
Pourtant, le cas de Connor ressemblait de prime abord à celui de milliers de Martiniquais infectés par le virus de la dengue, même si Cédric n'en a pas immédiatement reconnu les signes. « Le mardi soir, Connor a eu une poussée de fièvre. Je sais que c'est le genre de chose qui peut arriver, donc je ne me suis pas inquiété. Le lendemain, comme tous les mercredis, il est resté à la maison avec sa maman et moi, je suis allé travailler. A mon retour, je l'ai trouvé fatigué et toujours un peu chaud, mais surtout, il n'avait pas d'appétit et il vomissait. Jeudi midi, je l'ai emmené chez le médecin qui, au vu des symptômes, a posé le diagnostic de la dengue, et lui a prescrit du doliprane. Selon lui, il n'y avait pas à s'inquiéter outre mesure », raconte le trentenaire. En effet, en phase fébrile (3 à 4 jours après le début des symptômes), c'est le développement normal de la dengue....

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters