Vaccin obligatoire : plus d'une centaine de personnes pendant sept heures devant la préfecture
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Vaccin obligatoire : plus d'une centaine de personnes pendant sept heures devant la préfecture

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 Belle mobilisation en ce vendredi matin du 16 juillet devant les murs de l'hôtel préfectoral de Cayenne où près de deux cents guyanais ont choisi de se mobiliser contre les dernières annonces du président de la République. Annonces qui selon eux mettent en cause jusqu'aux principes mêmes de la démocratie française et sa devise "Liberté, Égalité, Fraternité". 

 "La Jeunesse en Force 973" a pris l'initiative de lancer un appel à la mobilisation aux jeunes de Guyane, en ce vendredi matin ce n'étaient pas des étudiants qui étaient majoritairement massés devant les grilles de la préfecture de Cayenne, mais bien des familles guyanaises de tous horizons, témoignant de la levée de boucliers d'une grande part de l'opinion guyanaise à l'encontre des dernières annonces du président de la République, mardi 13 juillet. À l'instar du reste de la population en hexagone qui elle aussi manifeste largement contre le spectre de plus en plus concret d'une prochaine obligation vaccinale. Malgré le soleil et un début de manifestation assez calme et disséminé, ce sont quasiment deux cents personnes qui étaient présentes aux alentours de 10h00 au plus fort de l'événement. Un nombre toutefois insuffisant au goût des personnes présentes et le flop de l'appel à la mobilisation sur les ronds-points.
Sept heures de mobilisation
Déjà plusieurs dizaines de personnes étaient massés dès 8h00 du matin en ce vendredi 16 juillet, avant de traverser les jardins de la place Léopold Héder pour se rendre au pied du bâtiment de l'hôtel préfectoral peu après 9h00 où près de deux cents personnes ont scandé en cœur le slogan "Liberté, a sa nou lé" et d'applaudir les différents citoyens ayant choisi de prendre la parole au micro des sonos embarquées dans les deux véhicules mobilisés pour l'occasion. Représentants du monde associatif, socioprofessionnels et élus de la CTG étaient rassemblés pour dénoncer ce qu'ils considèrent comme la menace de futures mesures liberticides mises en œuvre par le gouvernement. 

Alors qu'une rencontre était initialement prévue à 17h00 avec le préfet Thierry Queffelec, celle-ci a finalement été avancée à midi où une délégation de six représentants ont pu être reçus durant plus de deux heures. Outre les décisions gouvernementales qu'ils entendaient dénoncer concernant l'ensemble de la population française et particulièrement le monde des soignants désormais pleinement menacés dans leur droit du Travail et leur garantie constitutionnelle de non-atteinte à leur intégrité physique, ces porte-paroles avaient aussi bien l'intention de rappeler leur refus d'un certain nombre de mesures spécifiques au territoire guyanais. Notamment concernant les motifs impérieux, les horaires de couvre-feu, les moyens alloués à la santé des guyanais et les modalités de passage aux deux points de contrôle routier d'Iracoubo et de Régina. 
Pas contre le vaccin, mais contre l'obligation
Rappelant "ne pas être contre le vaccin, mais contre l'obligation de se vacciner", les porte-paroles ont repris la parole après 14h00 au sortir de leur rencontre avec Thierry Queffelec, revenant sur les points de revendications lui ayant été exposés. Alors même que les soignants semblent désormais définitivement menacés dans leur conditions de travail et d'accès au travail, c'est la crainte d'une dérive de l'application de mesures similaires aux personnels scolaires qui a motivé la mobilisation des jeunes. Des collégiens, lycéens et étudiants qui n'ont pas manqué de rappeler qu'ils étaient la population scolaire ayant le plus souffert de France, étant donné qu'ils sont les élèves ayant eu le moins accès à leurs établissements depuis le début de la crise sanitaire. Rendez-vous est donné entre eux et les autorités en septembre, après la rentrée, pour constater dans quelle mesure se fera l'adaptation à un contexte sanitaire encore incertain. 
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