Une nuit au service de réanimation de l’hôpital de Cayenne
Le silence est pesant dès l’arrivée. Rien à voir avec les tumultes de la journée où les allées et venues se suivent. La nuit est calme, le silence est total, pas une âme qui s’anime. À se demander presque s’il s’agit bien d’un hôpital. Et puis brutalement ce silence est rompu par l’arrivée d’une ambulance. Cette scène est à l’image du reste de l’expérience : une ambiance (trop) calme, interrompue subitement par des alarmes et des entrées de patients en lit de réanimation. Bienvenue dans le côté obscur de l’hôpital.
Il est 22h. Dans le couloir, des patients attendent patiemment assis. Un homme – apparemment ivre- balance des insultes dans le couloir. Un peu plus loin, des gendarmes encadrent un jeune qui a le visage caché. Une femme a le nez en sang, essayant de contenir ses larmes et faire bonne figure devant son enfant haut de trois pommes qui s’impatiente. Des soignants viennent la voir pour s’assurer qu’elle n’est pas désorientée et que l’enfant n’a pas reçu de choc à la suite -semble-t- il - d’un accident de scooter. Pas le temps d’en savoir davantage, un médecin urgentiste arrive avec des masques FFP2, une blouse, des gants et une charlotte. (Vous désinfecterez votre sac et votre portable en sortant) lance placide une médecin urgentiste en ouvrant les portes.


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