Le nombre de patients placés en réanimation
évolue quotidiennement. On en dénombre 8 aujourd'hui. Dans quel
état se trouvent ces malades ?
Ce sont des patients dans un état très grave mais, aujourd’hui, le
patient Covid-19 grave est bien mieux compris qu’il ne l’était il y
a deux mois. L’état de la connaissance et de la compréhension de la
maladie a évolué – les techniques aussi. Le nombre de patients en
réanimation est en train de monter et quand on regarde les
statistiques, ça correspond à peu près à ce qui a été observé en
France ou en Italie : 10 % des patients actifs sont hospitalisés et
15 à 20 % des patients hospitalisés sont en réanimation.
Qu’est ce qui a changé entre mars et
aujourd’hui par rapport à la connaissance de la maladie ?
Au départ, nous nous sommes comportés avec cette maladie avec le
concept général des maladies qui s’expriment de la même façon. On
utilisait très tôt des méthodes invasives qui se sont avérées pas
forcément nécessaires, à un stade peut-être précoce de la maladie,
et néfastes en termes d’impact sur la patient. Des méthodes
alternatives, qu’on pensait contaminantes et qui par la suite se
sont avérées peu contaminantes, permettent d’apporter de l’oxygène
aux patients sans trop agresser les poumons. Il y a beaucoup de
techniques de ventilation artificielle. Au départ, en Métropole, on
passait directement à la technique la plus agressive et,
finalement, on s’aperçoit qu’il ne fallait pas le faire.
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