Kazanji et de Bort : « Si le virus mute trop, il meurt »
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ENTRETIEN CROISÉ

Kazanji et de Bort : « Si le virus mute trop, il meurt »

Xavier-Paul LE PELLETIER
Clara de Bort, directrice générale de l’ARS en Guyane et le Pr Mirdad Kazanji, directeur de l’institut Pasteur de Cayenne.
Clara de Bort, directrice générale de l’ARS en Guyane et le Pr Mirdad Kazanji, directeur de l’institut Pasteur de Cayenne.

Clara de Bort, directrice générale de l’ARS en Guyane et Mirdad Kazanji, directeur de l’Institut Pasteur de Cayenne ont accepté pour France-Guyane de participer à une discussion dynamique autours des problématiques actuelles liées à la gestion épidémique en partageant leur expertise respective et en rappelant la nécessité absolue de se vacciner.

Avant tout, comment qualifieriez-vous la situation sanitaire actuelle chez nous ?
M.K. – Je déplore la timidité des guyanais à aller se faire vacciner. Répétons-le à nouveau, ces deux cas de décès de personnes ayant reçu le vaccin concernaient des personnes dont le système immunitaire était déjà trop fragilisé et malheureusement la protection du vaccin n’a pas suffi. Pour autant nous sommes pour le moment le seul pays du monde à disposer du vaccin de Pfizer en présence du variant brésilien : c’est une grande chance !

C.d.B. – Ça n’est pas parce qu’une recette ne fonctionne pas à tous les coups qu’il faut s’en priver ! Le Pr. Kazanji soulignait la baisse naturelle du système immunitaire avec l’âge. Comme pour la grippe, ce sont les mêmes publics âgés qui sont les plus susceptibles de développer des formes graves alors que leur réponse immunitaire est moindre en comparaison des jeunes. C’est là le double rôle de la vaccination : à la fois en donnant ce surplus d’immunité aux gens fragiles et en réduisant le risque de contamination par l’entourage. En étant vacciné, cet entourage protège les personnes qui réagissent moins fortement au vaccin.

Comment dissiper les craintes de la population pour la vaccination ?
M.K. – Il faut bien expliquer dans quel cas une personne pourtant vaccinée peut avoir des symptômes. Les vaccins actuels se font en intramusculaire : ils vont passer par le sang et agir sur l’immunité systémique grâce à des anticorps IgG et IgM. Ceux-ci vont stopper la diffusion...

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