A Saint-Laurent du Maroni, la peur du covid-19 n'empêche pas de vivre
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Santé / Vie locale

A Saint-Laurent du Maroni, la peur du covid-19 n'empêche pas de vivre

Samuel Zralos

Natam respecte soigneusement les règles sanitaires en vigueur. © Samuel Zralos

Quelques mètres plus loin, Frédérik a « toujours peur » de la covid, donc il « fait attention ». © Samuel Zralos

Alex fait également attention, notamment parce que sa mère est dialysée. © Samuel Zralos

« C'est pas encore fini », souligne Emmanuel. © Samuel Zralos

Rosa en convient, mais elle veut tout de même reprendre « une vie normale ». © Samuel Zralos

Un sentiment que partage Dominique : il met ses masques, mais a repris les petites soirées entre amis. © Samuel Zralos

Il faut dire, souligne Kwadjani, que les nouveaux cas avérés sont devenus « rares ». © Samuel Zralos

Pierre, enfin, juge que « le pays va bien », comparant le nombre de morts en Guyane et dans le reste du monde. © Samuel Zralos

Alors qu'à l'Est, Camopi a été reconfinée, les saint-laurentais disent avoir toujours une certaine peur du virus, mais ont globalement repris une vie presque normale.

 Alors que la pluie menace de s'abattre sur Saint-Laurent, ce matin, chacun vaque à ses occupations, qui prenant un sandwich à l'étal d'un camion, qui terminant ses emplettes à l'épicerie. Les masques sont de sortie, mais il ne semblent ni systématiques dans la rue, ni toujours bien mis. Comme partout, les badauds ont tendance à le baisser à intervalles réguliers, pour manger, fumer ou tout simplement souffler un peu. Quant à la distanciation sociale, elle apparaît bien théorique depuis quelques semaines, proches et connaissances se regroupant volontiers pour un brin de causette dans la queue d'un commerce.

Pourtant, les Saint-laurentais rencontrés, avec ou sans masque, affirment pratiquement tous faire un effort, pour eux et pour les autres. Frédérik, qui tient à la main un masque assorti à son t-shirt, « fait attention à la distance avec les gens, comme le virus circule toujours ». Un covid qui lui fait « toujours peur », mais ne l'empêche visiblement pas de tout de même sortir.

Deux mètres plus loin, Natam, masque jetable soigneusement en place, respecte elle scrupuleusement les règles édictées par les autorités. Quand nous l'interrogeons, elle reste bien un mètre de distance, parce qu'elle « ne veut pas mourir ». Une peur que partage Alex, dont la mère est sous dialyse, « parce qu'on ne sait pas d'où le virus peut venir ». « Je pourrais aller au Suriname, mais si la covid m'y attend, qu'est ce que je peux faire ? », se demande le quadragénaire, en déambulant dans les rues de la ville.

« J'ai envie d'une vie normale »

Emmanuel, lui aussi, dit faire « très très très attention, même s'il admet avoir laissé son masque dans sa voiture. Pour lui, « c'est pas encore fini, il faut se laver les mains souvent, se protéger ».

Accompagnée de son fils, Rosa souligne également l'importance du respect des règles sanitaires, mais exprime surtout son « envie de normal ». Son enfant a repris l'école, elle même a commencé une formation, autant d'éléments qui lui donnent le sentiment de « retrouver une vie normale ».

Dominique, qui termine ses courses au supermarché, lui fait écho : il a ses masques, les change tous les jours, va au boulot avec, mais a sinon « repris une vie presque normale ». « Personne n'a été touché dans mon entourage, ça joue peut-être », analyse cet enseignant, qui a repris les soirées entre amis « en petit groupe ».
Le sentiment d'avoir passé le pire

Certains saint-laurentais, enfin, relativisent la gravité de la situation. Kwadjani par exemple, ressent toujours une certaine crainte, mais « pas trop, pas comme avant, où il y avait beaucoup de cas. Maintenant, c'est rare ». Quant à Pierre, arrivé récemment dans l'Ouest, il estime carrément que « le pourcentage de mort ici par rapport au monde, c'est une goutte d'eau dans l'océan, les chiffres ne mentent pas ». Pour lui, pas de doute, « le pays va bien ».
Quelques mètres plus loin, Frédérik a « toujours peur » de la covid, donc il « fait attention ». • Samuel Zralos
Alex fait également attention, notamment parce que sa mère est dialysée. • Samuel Zralos
« C'est pas encore fini », souligne Emmanuel. • Samuel Zralos
Rosa en convient, mais elle veut tout de même reprendre « une vie normale ». • Samuel Zralos
Un sentiment que partage Dominique : il met ses masques, mais a repris les petites soirées entre amis. • Samuel Zralos
Il faut dire, souligne Kwadjani, que les nouveaux cas avérés sont devenus « rares ». • Samuel Zralos
Pierre, enfin, juge que « le pays va bien », comparant le nombre de morts en Guyane et dans le reste du monde. • Samuel Zralos

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