CHU de Guyane : des professionnels de santé et des guyanais consultés
Des semaines d’interviews répartis sur deux équipes et un film à l’arrivée, qui sera présenté en octobre aux personnels des trois hôpitaux de Guyane, ainsi que dans les hôpitaux de proximité des fleuves. L’ARS et le GHT – qui regroupe les hôpitaux de Guyane actuellement – ont souhaité, à six mois de la mise en place prévue du CHU de Guyane, faire le point sur les attentes qui entourent le projet.
L’agence Grand Public, spécialisée dans « l’accompagnement du changement » est venue parcourir le territoire jusqu’à ce vendredi, pour effectuer 80 interview de professionnels de santé et 50 de simples guyanais. A chaque fois, les mêmes questions ouvertes pour « faire parler les principaux intéressés », explique Anna Miquel, de Grand Public, venue d’hexagone pour l’occasion.
« L'idée c'est d'avoir une représentativité du personnel des trois hôpitaux, [pour] avoir un ressenti sur le projet de CHU. Un aperçu sur la santé en Guyane, sur la création du CHU, sur leurs priorités », explique la spécialiste. Les entretiens face caméra vont ensuite être montés, d’abord en longueur à destination des directions de l’ARS et du GHT, en un « document de travail », qui doit leur montrer « les thématiques qui se répètent » dans les réponses. Puis vient un deuxième montage, plus resserré, de 20 à 30 minutes chacune pour la partie pro et la partie habitants, deux films qui seront eux « diffusés lors des rencontres » avec les soignants dans trois mois. Une initiative évaluée dans son ensemble à environ 120 000 euros par l’ARS.
« Il y aura dix rencontres, chacune avec entre 170 et 200 personnes », précise Anna Miquel. Les porteurs de projet y seront présents, mais « en position d'écoute » seulement, assure-t-elle, pour permettre aux participants de débattre sur leurs besoins et envies. Dans ce cadre, l’objectif des films est de favoriser la discussion et de montrer aux salariés d’un hôpital donné les divers points de vue présents sur le territoire. « Ainsi les gens écoutent ce que les autres ont à dire, c’est d’abord un outil d'abord d'analyse », poursuit l’intervieweuse.
Les personnes interrogées sont voulues le plus représentatives possibles, avec une sélection au prorata du nombre de médecins, d’infirmiers, de personnels de ménage et autres travailleurs de la santé. « On ne donne pas la parole aux directeur, aux chefs de service, mais à la base, à ceux qu’on entend le moins », insiste Anna Miquel.
Le projet semble louable, même si on peut s’interroger sur le calendrier, alors que de nombreuses décisions sont déjà prises pour la mise en place du CHU. Si Dimitri Grygowki en convient, le directeur général de l’ARS rappelle que si le centre hospitalier régional sera bien « créé sur le plan administratif en janvier 2025 », cette date n’est pas sont « point d'arrivée ». Surtout, à ses yeux, il vaut mieux « faire les choses, même tard, plutôt que rien ».

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