La CTM vient de connaître dix jours de grève.
Après la signature d'un protocole d'accord avec les syndicats, les
problèmes de fond sont-ils résolus ?
Non. S'il y a eu un conflit, c'est pour des
raisons bien précises. Nous avons pu, de manière constructive,
négocier avec les syndicats et faire des propositions inscrites
dans un agenda concret. Tout dépend de notre capacité à mettre en
œuvre collectivement ce que nous avons décidé. Cela concerne à la
fois les carrières du personnel, leur statut, leurs avantages et
leurs droits, les conditions de travail, notamment l'état de
vétusté de beaucoup de bâtiments. Et puis ça concerne aussi le
bien-être individuel des salariés et instaurer une culture
d'entreprise, qui n'existe toujours pas depuis la fusion du
Département et de la Région. On a déjà fait un boulot
extraordinaire pour créer un organigramme. Maintenant, il faut
moderniser l'organigramme. Pour mettre tout ceci en œuvre et faire
participer les 4 350 salariés, j'ouvre, à partir du 31 octobre, les
états généraux de la refondation et de la modernisation de
l'administration territoriale. Nous avons l'obligation d'une
réussite organisationnelle, parce que si l'outil n'est pas
puissant, on ne va pas gagner la bataille du développement.
Toujours au chapitre des difficultés en cours
de résolution à la CTM, il y a cette cyberattaque qui affecte le
fonctionnement de la Collectivité depuis le mois de mai. Où en
est-on actuellement ?
L'impact d'une cyberattaque, c'est terrible :
vous ne pouvez rien faire. Vous ne pouvez pas signer de mandat,
vous ne pouvez pas envoyer un mail ou un SMS. Vous imaginez
4 350 salariés, complètement bloqués. Tous les logiciels ou
les applications qui nous permettent de payer les salaires ou les
entreprises : bloqués ! Ça, on l'a vécu pendant cinq mois. On a
rouvert Grand Angle, le paramétrage numérique...
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