Monopoles Outre-Mer : le Medef répond à Gérald Darmanin
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Monopoles Outre-Mer : le Medef répond à Gérald Darmanin

La rédaction
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French Interior Minister Gerald Darmanin attends a session of questions to the government at the French National Assembly (Assemblee Nationale) in Paris on November 21, 2023. (Photo by Miguel MEDINA / AFP) • AFP

À l'occasion du colloque « Les Outre-mer aux avant-postes » organisé par le journal Le Point, le ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin, a sonné la charge contre « des monopoles capitalistiques insupportables », responsables de la cherté de la vie. 

Nous faisions écho, dans notre édition du 2 février, de la question des « monopoles Outre-mer », qui revient sur le devant de la scène. Le ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin, a sonné la charge contre « des monopoles capitalistiques insupportables », responsables de la cherté de la vie dans les collectivité ultramarines.

Suite à ces déclarations, le Medef Martinique entend « apporter plusieurs clarifications : Nos territoires ultramarins ont des réalités spécifiques, devant faire face à des contraintes structurelles et à des défis uniques en termes de coûts de production, de logistique et de contraintes climatiques et géographiques, souligne, en préambule le Medef, dans un communiqué adressé à notre rédaction. La canne à sucre et la banane sont des secteurs particulièrement sensibles ayant nécessité d'être structurés et organisés afin de permettre la pérennité des exploitations et la viabilité des activités concernées ».

Et d'ajouter : « La concentration économique n'est pas nécessairement synonyme de distorsion de la concurrence. Elle peut découler de la nécessité de mutualiser les ressources pour faire face aux challenges économiques spécifiques à nos régions ». 

Le Medef Martinique affirme, par ailleurs « refuser résolument tout facteur diviseur du territoire déjà éprouvé économiquement et socialement ».

Selon cette organisation patronale, « la diversité - sans cesse renouvelée - des acteurs économiques et des secteurs d'activités durant les 30 dernières années est révélatrice de l'absence de monopole », et « significative du travail acharné et de la prise de risque permanente de nos entreprises qui participent au bien commun et se doivent d'être respectées ».  

"Ne pas stigmatiser les acteurs économiques locaux"

Le Medef appelle de ses vœux « une compréhension approfondie des enjeux locaux dans le respect des acteurs déjà présents sur le terrain ». Concernant le rapport commandé au Parlement, le Medef salue « toute initiative visant à promouvoir une concurrence saine et équitable ».

Et de tempérer toutefois : « Il est impératif que ce rapport tienne compte des particularités locales et n'aboutisse pas à des mesures qui pourraient compromettre la stabilité économique des filières concernées. » Autre point soulevé par l'organisation patronale, « l'association trop rapide entre les concentrations économiques et les revendications d'indépendance », association qui lui semble « simpliste ». 

« Les aspirations politiques des territoires ultramarins sont complexes et ne peuvent être réduites à une seule variable économique. Il est crucial de ne pas stigmatiser les acteurs économiques locaux en les accusant d'alimenter des mouvements indépendantistes », concluent les responsables du Medef.

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