Manuel Valls : "Je souhaite rétablir une relation entre l'Hexagone et la Guyane"
Le ministre des Outre-mer Manuel Valls a entamé sa visite en Guyane, où il abordera notamment l’évolution institutionnelle avec les élus.
Le ministre des Outre-mer est arrivé cet après-midi sur le territoire. Il a été accueilli en fin de journée à l'hôtel territorial par Jean-Paul Fereira, président par intérim de la CTG. L'évolution institutionnelle, l'un des enjeux majeurs de sa visite en Guyane, sera évoquée avec les élus territoriaux ce lundi à partir de 18h.
"J'avais hâte de venir ici en Guyane et de passer le temps nécessaire pour traiter de tous les dossiers qui intéressent les Guyanais", a confié Manuel Valls. Les questions sécuritaires, économiques, de désenclavement, d'agriculture, de pêche ou encore d'orpaillage illégal seront abordées au cours de la visite ministérielle.
A l'entrée principale de l'hôtel territorial, une mobilisation citoyenne attendait le ministre de pied ferme. Plusieurs banderoles étaient déployées : "Autonomie, Nou Paré", "Colonialisme = crime contre l'humanité. La France coupable, l'Europe complice", ou encore "Stop aux abus de pouvoir".
"La visite du ministre, ou plutôt cette promenade de santé ne prévoyait pas de rencontre avec les élus de Guyane et la société civile. La réunion qui est finalement prévue ne durera que deux heures, et elle n'est ni ouverte au public, ni à la presse", regrette Fabien Canavy, secrétaire général du MDES.
Dans nos colonnes, Manuel Valls assurait hier vouloir "tourner la page du paternalisme" en Guyane. Des propos qui ne rassurent pas Fabien Canavy : "Nous restons méfiants vis à vis des discours. Sur la question de l'autonomie, il a affirmé en France ne pas avoir de tabou, mais que son programme ne prévoyait rien. C'est une preuve que la pratique paternaliste se poursuit encore", juge-t-il.
Dans la foulée de sa rencontre avec Jean-Paul Fereira, Manuel Valls s'est rendu dans le centre-ville de Cayenne pour visiter la maison familiale de Félix Eboué. "J'ai voulu venir rendre hommage à Félix-Eboué, pour marquer le lien profond qui doit unir la France et la Guyane, glisse le ministre. Je souhaite rétablir une relation, car je sais qu'il existe un sentiment qui ne va pas entre l'Hexagone et les territoires ultramarins. Nous parlerons bien sûr des questions politiques et institutionnelles lundi, dans une rencontre que j'aurais avec les élus", assure-t-il.
Le ministre a aussi indiqué que l'avenir institutionnel était liée avec les projets économiques, sociaux, et avec la question du changement climatique.

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters