L'état des lieux des Etats généraux
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L'état des lieux des Etats généraux

Kerwin ALCIDE

Alors que les réunions des Etats généraux ont commencé cette semaine avec les premiers ateliers, le déroulement laisse apparaître quelques incertitudes quant à l'implication des Guyanais.

Les Etats généraux se sont ouverts en Guyane dans un climat peu serein. En tout cas peu favorable à des discussions franches et constructives. Pourtant, c'est aujourd'hui que Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer doit officialiser le lancement des Etats généraux, à l'occasion du conseil des ministres du jour. Toutefois, depuis la fin de la semaine dernière, les déclarations, peut-être pas orchestrées mais savamment dosées, ont porté des coups sérieux à ce grand rendez-vous voulu par le président de la République. Les coups viennent même de la majorité chère à Nicolas Sarkozy. Pour preuve, la lettre cosignée par Muriel Icaré, vice-présidente du Conseil régional qui émarge à l'UMP, Madeleine Akatia, adjointe au maire de Papaïchton et Christiane Ichoung-Thoé-Finance, présidente de la Centrale syndicale CFE-CGC Guyane et déléguée nationale de l'UMP. Les trois femmes, à quelques heures de l'ouverture des discussions, « constatent et déplorent » la composition cadre des Etats généraux, c'est-à-dire les présidents d'atelier et les rapporteurs. Elles déplorent l'absence des jeunes, des femmes à la tête des commissions, et la « sous-représentativité discriminatoire et cantonnée aux représentations classiques, comme la culture » des populations traditionnelles de Guyane.
Une « mascarade »
« Nous voulons participer mais pas dans ces conditions » , lâche Christiane Ichoung-Thoé-