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GUYANE

Le Front rappelle l'urgence de la réforme statutaire de la Guyane

S.M. Lundi 26 Octobre 2020 - 17h56
Le Front rappelle l'urgence de la réforme statutaire de la Guyane
Les représentantes du Front réclament la tenue d'un congrès d'ici le mois de décembre. - Samir MATHIEU

 Le Front pour un changement de statut revient sur le devant de la scène, après plusieurs mois de silence médiatique en raison de la crise du coronavirus. Le Front rappelle "l'urgence" de mettre en place cette réforme statutaire et demande à Rodolphe Alexandre d'organiser au plus vite,  d'ici la fin de l'année, le congrès en ce sens.

Le Front pour un changement de statut repart au combat. Après un silence de plusieurs mois, suite à la crise du coronavirus, le Front a décidé de se remettre au travail actif pour faire aboutir la réforme statutaire. Le Front a tenu une conférence de presse vendredi pour faire un point sur la situation.
La porte-parole du Front, maître Lucie Louzé-Donzenac a rappelé que le congrès de janvier "a voté à l'unanimité le 14 janvier, le changement de statut adapté à la Guyane, avec une délibération en ce sens". Pour l'avocat "aujourd'hui, il faut faire le point. Le projet Guyane n'est pas le projet du Front C'est une commission qui l'a rédigé". Une commission avec tous bords inclus. Le projet prévoit entre autre une assemblée et un exécutif, ce en quoi "la CTG est opposée" ont précisé les représentantes du Front, qui insiste sur la nécessité d'avoir "un projet de loi péyi". Le Front estime que c'est un élément normal de la démocratie "toutes les démocraties fonctionnent avec ça". 

Le Front a également insisté sur le projet de création de districts. Un projet qui a été travaillé en présence de 7 conseillers territoriaux, des chambres consulaires et ou encore du comité des pêches, ce qui laisse dire au Front qu'il y avait "un large consensus" sur la question.
Le troisième élément sur lequel a insisté le Front, c'est la nécessité de mettre en place "une consultation populaire". "Le projet doit être soumis à la consultation populaire. Chaque Guyanais doit dire si il est pour le projet Guyane" a rajouté maître Louzé-Donzenac, qui demande au président de la CTG d'organiser le congrès et de transmettre les éléments au Premier ministre, pour que les choses avancent réellement.

Mylène Mathieu est revenu sur le besoin d'un "statut à la carte". Pour la conseillère territoriale d'opposition, ce statut "aurait apporté beaucoup de choses à la Guyane pendant cette crise sanitaire". Et de préciser : "on a subi un long confinement qui a pénalisé l'économie de la Guyane. Si nous avions eu ce statut, nous aurions pu appréhender la crise avec nos réalités. Nous n'aurions pas eu besoin du confinement et on aurait maîtrisé nos frontières". Pour Mylène Mathieu, le statut aurait permis "d'avoir un président à la hauteur du préfet et de l'ARS". Preuve en est pour elle, de l'absence de pouvoir politique en Guyane sur la question, au travers la nomination "d'un directeur de crise dépêché par Paris pour gérer et superviser cette crise sanitaire".

Yvane Goua a conclu en rappelant que ce qui a été voté en janvier dernier permet "la mise en place d'un statut sui generis. C'est une évolution constitutionnelle. On va mettre dedans ce que le pays a besoin pour avancer et fonctionner". Yvane Goua a annoncé que le Front a rencontré il y a une dizaine de jours le président de la CTG Rodolphe Alexandre. Elle a expliqué que le Front et le président de la CTG étaient d'accord "sur la nécessité d'une telle évolution". Et d'appeler à ce que les acteurs guyanais se mettent "autour d'une table pour avancer et finaliser le projet, notamment sur la question du financement". 

Le Front rappelle que le délai pour organiser le fameux congrès était de 6 mois, mais qu'il a été repoussé en raison de la crise sanitaire. Mais désormais, le Front demande au président d'accélérer la cadence : "nous attenddons que les travaux reprennent pour qu'avant décembre, si la situation sanitaire le permet, le congrès puisse se tenir." Le Front, qui avait arrêté son travail sur le terrain pendant la crise, va le reprendre et repartir au contact de la population pour présenter ce projet pour la Guyane, aux Guyanais. 

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9 commentaires

Vos commentaires

Josse 27.10.2020
retour des clowns....

Ah beh, ils ne nous avaient pas manqués ceux-là...

Le retour des bacs-2 qui s'autoproclament spécialistes.

"...Pour Mylène Mathieu, le statut aurait permis "d'avoir un président à la hauteur du préfet et de l'ARS"...

Beh, il me semblait pourtant que "kolectif mayouri apéro santé" voulaient la démission de l'ARS et du préfet...



Est-ce que dans le front il y a une, au moins UNE, personne qui est élue par le peuple ???
Non, donc ils ne représentent qu'eux mêmes.

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Mahury 27.10.2020
Pouvoir pour quoi ?

Le changement de statut, réclamé par les seuls petits chefs locaux, n’a d’autre but que de demander encore plus de pouvoir et de dépenser l’argent public sans rendre des comptes à la justice. Le développement de la Guyane n’a jamais fait partie de leurs préoccupations.

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bozo 27.10.2020
Ça changera rien maintenant

Même si on partait de l'hypothèse qu'une adaptation sous l'article 74 aurait permis de mieux adapter la gestion de la crise sanitaire, le fait d'organiser un référendum maintenant ne changerait rien, car le temps d'organiser toute la passation de 73 à 74 prendrait plus d'une année, le temps que la crise sanitaire soit terminée...

Bref, ceux qui veulent nous faire croire que ce changement de statut est le miracle qui va nous sortir de la crise sont des opportunistes, qui utilisent tous les moyens possibles pour nous faire avaler des couleuvres.

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Delgado 27.10.2020
Précision

J’aimerai que pour être clair et transparent les membres du front nous disent exactement qui selon eux aura le droit de voter à cette LARGE consultation des guyanais...

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Josse 27.10.2020
qui vote ???

@DELGADO: Ne pourront voter à cette consultation, que ceux qui ont une carte de membre au syndicat/kolectif "Apéro, dominos, dodo"...

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Miroslav 27.10.2020

Comment on s'inscrit ?

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Delgado 27.10.2020
Utopie

Je rêve quand je lis que si le statut avait été adoptée la crise aurait été évitée !!!! Déjà je trouve que de surfer sur une pandémie et sur la mort de milliers de gens est indécent, ensuite que tous les pays ont subi la crise mais surtout sur dieu merci le changement de statut n’a pas été adopté avant car nous aurions eu plus de victimes moins d’aides économiques et des hôpitaux encore plus surchargés...

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Nespresso 27.10.2020

On a sorti ce comité Théodule de la naphtaline pour sauver la Guyane.
Alléluia !

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g6d 26.10.2020

heureusement que la crise Covid19 n'a pas été prise en charge par le président de la CTG autoproclame expert médical. les médecins du comité sont-ils sortis de leur EHPAD ?

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