Avant tout, il y a cet incendie mortel à
Cayenne dans un squat. Vous êtes allé sur place. Nous sommes en
plein cœur des réalités que vivent les maires : pression
migratoire, précarité, crise du logement. L'État est-il dépassé
?
J'ai une pensée pour ces trois victimes et
leurs familles. Les pompiers sont intervenus en quelques minutes et
ont sûrement sauvé des dizaines d'autres vies. La Guyane est
aujourd'hui sous très forte pression migratoire. Nous devons
renforcer notre coopération avec nos voisins. Il y a les filières
qui viennent de Syrie ou d'Haïti. Le contexte géopolitique fait
qu'on aura beaucoup de réfugiés.
Nous avons renforcé une coopération accrue
avec le Suriname. Pour les personnes qui sont là, il faut les
prendre en charge dans les meilleures conditions possibles. Il y a
en particulier à Cayenne beaucoup de biens en indivision, pas
repris et squattés. Nous allons adapter les règles et permettre à
la commune de récupérer ces espaces.
À côté de ça, il faut intensifier la création
de logements. Ces personnes que l'on va sortir des squats, il faut
pouvoir les loger. Certains sont à reconduire dans leur pays
d'origine, mais d'autres sont à loger.
Nous sommes à Kourou, la ville spatiale,
devant le cargo Canopée qui transporte les éléments de la future
Ariane 6, l'avenir du spatial européen...
Nous sommes en train de réinventer l'avenir du
Centre spatial. On doit tous en avoir conscience, c'est une immense
fierté et une source de création d'emplois directs et indirects
pour des milliers de Guyanais. D'ici fin juin, on aura le premier
tir d'Ariane 6, une aventure industrielle qui a débuté il y a dix
ans. Une nouvelle génération de lanceurs qui va nous donner l'accès
au ciel. On se lance aussi dans les micros et minilanceurs.
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