Grâce à l'accord de Guyane, la Collectivité
territoriale de Guyane (CTG) a reçu un complément de 83 millions
d'euros qui lui a permis de voter un budget en équilibre et de
lancer un emprunt de 600 millions. « Notre budget est sincère mais
il reste fragile. Nous aurions besoin de 50 millions d'euros
supplémentaires chaque année pendant cinq ans » , assure Rodolphe
Alexandre à Paris, samedi, devant une assemblée de Guyanais vivant
dans l'Hexagone à l'occasion d'une réunion (délocalisée) des états
généraux. La CTG traîne la dette de 130 millions d'euros des deux
anciennes collectivités, Région et Département, et elle a perdu les
27 millions d'euros d'octroi de mer versés dorénavant aux communes.
L'exposé du président s'est ensuite concentré sur les filières
économiques comme le bois et ses 80 000 m3 produits, l'agriculture
qui se développe avec chaque année trente nouveaux agriculteurs qui
s'installent, la pêche et ses trois usines de transformation et ses
quatre nouvelles licences, les ressources minières (les deux tonnes
d'or légales qui rapportent 500 000 euros à la CTG - 253 euros par
kilo pour la commune et 400 euros pour la CTG - et les douze tonnes
volées par les garimpeiros) et les ressources pétrolières
potentielles. Total qui est entrée dans la société de capital
risque montée par la CTG, et Exon exploitent des gisements au
Guyana et au large de Macapà. Sur sept puits au Guyana, l'un
produit 150 000 barils par jour, un autre 500 000. Le retour fiscal
est respectivement de...
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