Gabriel Serville : « Le débat est complexe, parce que la Guyane est complexe »
La tension sociale est montée de plusieurs crans ces dernieres semaines en Guyane. L’obligation vaccinale et le pass sanitaire cristallisent des débats sanitaires, sociaux, économiques mais aussi identitaires. Le président de la CTG répond à nos questions.
Je ne vais pas répondre aux Guyanais qui ne veulent pas se faire vacciner, mais à tous ceux et celles qui les traitent de nom d’oiseau. Depuis Mars 2020 et l’arrivée de ce virus, il y a eu beaucoup de contradictions entre les politiques et les scientifiques à propos de la gestion de cette crise. On peut comprendre que le citoyen, pris entre deux feux, ne sait plus à quels saints se vouer. C’est de là que découle cette méfiance. Le monde scientifique, lui-même tâtonne énormément. C’est donc sans étonnement, que l’on peut comprendre la réticence exprimée par certains d’entre nous. D’autre part, les Antilles et la Guyane bénéficient d’un fort taux de pénétration du téléphone portable. A tort ou à raison, nos populations sont en contact avec des informations vraies comme fausses. Je comprends les personnes qui dans le doute ont préféré s’abstenir.
Je regrette que le président de la République ait choisi la voie de la contrainte, plutôt que de la pédagogie. Ma fonction de président de la CTG m’incite à marcher sur la ligne crête sans prendre position.

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