Gabriel Serville : “Le budget de la CTG devrait être autour de 1,4 milliard d'euros”
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POLITIQUE

Gabriel Serville : “Le budget de la CTG devrait être autour de 1,4 milliard d'euros”

Propos recueillis par Gérôme GUITTEAU, g.guitteau@agmedias.fr
“Pour le scolaire, la Collectivité dépense 215 millions d'euros par an. On pourrait en faire davantage mais on pourrait en faire moins si nous n'étions pas portés sur la réussite de nos enfants”, insiste le président la Collectivité territoriale Gabriel Serville, dans son entrevue de rentrée à France-Guyane.
“Pour le scolaire, la Collectivité dépense 215 millions d'euros par an. On pourrait en faire davantage mais on pourrait en faire moins si nous n'étions pas portés sur la réussite de nos enfants”, insiste le président la Collectivité territoriale Gabriel Serville, dans son entrevue de rentrée à France-Guyane.

Gabriel Serville, président de la Collectivité territoriale donne son entretien de rentrée à France-Guyane, dans son vaste bureau de Suzini. Il revient sur la première année de son mandat, ses priorités et les Assises de la sécurité. Il assume jouer le rôle de tampon entre une colère guyanaise et l'État français dans un idéal de progrès. Après l'affectation des collégiens au lycée, l'autre objectif majeur consiste à doper les finances de la CTG. Actuellement de 770 millions d'euros par an, le président Serville estime à 1,4 milliard d'euros, le budget nécessaire à la Guyane.

Qu'attendez-vous de votre déplacement à Paris le 18 octobre avec le comité de pilotage sur le changement statutaire ?
C'est une étape qui sera suivi d'une autre étape. Il n'y aura rien de décisif mais nous avançons sur cette question. Le matin nous serons place Beauvau avec le ministre de l'Intérieur puis Rue-Oudinot l’après-midi avec le ministre délégué. Le processus que nous avons engagé est celle d'une écoute active de la part des ministres. On entend souvent les gens dire que la France est une bonne belle-mère mais une mauvaise maman. Nous voulons que les ministres comprennent le fond de notre démarche.

Ce n’est pas de l’idéologie ni du dogmatisme. Nous ne sommes pas des doux rêveurs. Nous sommes pragmatiques. On considère la Guyane avec ses vérités et ses réalités depuis son environnement géographique. Je refuse de parler de spécificité, de me comparer à quelqu'un d'autre. Je veux regarder ce qu'il y a chez moi et voir ce que je peux améliorer aujourd'hui et demain. Les lois et décrets du parlement ne sont pas écrits pour la Guyane.

Il n'est pas normal, par exemple, qu'on doit commander du bois de hêtre pour le boucanage. Un minimum de respect ne nous ferait pas de mal. Si un scientifique a étudié que le bois utilisé est cancérigène, il peut se mettre au travail afin de trouver un bois de Guyane qui ne soit pas nocif.
La fenêtre d'opportunité pour un tel changement devait être le changement statutaire de la Nouvelle-Calédonie inscrit dans les Accords de Matignon de 1988. Il a été reporté sine die par M. Carenco, le ministre délégué aux...