Crise du logement dans les Outre-mer : une bombe sociale à retardement
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Crise du logement dans les Outre-mer : une bombe sociale à retardement

Source : Localtis
Résidences Les Dolines des logement à Sainte-Anne quartier de Gissac/Poirier.
Résidences Les Dolines à Sainte-Anne, en Guadeloupe. • M.V.

Une situation alarmante et des chiffres en chute libre.

« La crise du logement dans les Outre-mer est une véritable bombe sociale à retardement », a alerté Audrey Bélim, sénatrice de La Réunion (groupe Socialiste, Écologiste et Républicain), devant la commission des affaires économiques du Sénat le 19 février. La situation se détériore année après année, affectant une grande partie de la population.

En 2024, près de 140 000 Réunionnaises et Réunionnais souffrent du mal-logement ou de l'absence de logement personnel. La production de logements aidés a chuté, passant de plus de 3 000 unités à moins de 1 200 en 2023. Concernant le logement social, 80 % des familles guyanaises y sont éligibles, selon le rapport 2022 de l'Institut d'émission des départements d’Outre-mer (Iedom). Pour le logement très social, 83 % des demandes en Guyane et 70 % à La Réunion concernent ce segment.

Un encadrement des loyers spécifique aux Outre-mer

La loi Élan de 2018, qui permet d’encadrer les loyers, excluait jusqu’ici les Outre-mer de son champ d’application. En cause : la première condition requise pour en bénéficier était d’être situé en zone tendue, ce qui n'était pas le cas des communes ultramarines avant août 2023. Or, à cette date, les candidatures à l'expérimentation étaient déjà closes.

Pourtant, comme l’a souligné Micheline Jacques, sénatrice LR de Saint-Barthélemy, dans le rapport législatif analysant la proposition de loi, « la vie chère Outre-mer n'épargne pas les loyers, plus élevés dans les collectivités ultramarines que dans l'Hexagone » (+9,7 % en Guyane et +4,4 % en Guadeloupe).

À l’issue des débats, la commission des affaires économiques, réunie le 19 février, a adopté la proposition de loi portée par Audrey Bélim, en la concentrant sur son premier article. Celui-ci prévoit une expérimentation de l’encadrement des loyers dans les territoires ultramarins pendant cinq ans.

Cette mesure, très attendue par les élus ultramarins, devra désormais être confirmée lors de la séance du 5 mars prochain.

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