Joëlle Sankalé-Suzanon en a fait un slogan de sa campagne : « Votez pour un maire à plein-temps. » Le conseiller général Claude Plénet en a aussi fait un argument de sa campagne. Alors mercredi, en présentant sa liste, le maire de Rémire-Montjoly Jean Ganty a voulu faire une mise au point sur sa disponibilité pour la commune, sur un ton plus féroce que celui qu'on lui connaît. « J'avais pris l'engagement de ne pas chercher le cumul des mandats (transmis à la conseillère régionale Joëlle Suzanon-Sankalé et au conseiller général Claude Plénet). Être maire, ce n'est pas un métier, c'est une fonction qui demande d'être disponible 24 heures/24. » Et le maire de raconter, sur un ton lyrique, les appels nocturnes des gendarmes car « être maire, c'est être présent quand la détresse existe » . Jean Ganty a aussi dressé une liste « non exhaustive » des chantiers de la commune. Une litanie mélangeant les travaux terminés (police municipale, point d'information touristique), en cours (pôle social), l'entretien (piscine, gymnase) et les projets (chemin Patient, troisième cimetière). « Cela répond sans ambiguïté à tous ceux qui veulent parler de l'immobilisme de l'action de l'équipe municipale. » Pas sûr qu'il ait convaincu ses adversaires. TP : le maire s'avance un peu vite
Jean Ganty promet de mener une politique incitative pour que les entreprises s'installent dans la commune. Tous les arguments sont bons, même les mauvais : « Nous ferons tout pour que la communauté d'agglomération maintienne la taxe professionnelle faible sur notre territoire. »
Le problème, c'est que le maire ne fera rien : le 27 février 2012, l'intercommunalité a réglé le problème : la contribution foncière des entreprises (nouveau nom de la taxe professionnelle) sera la même dans les six communes, avec un taux de 26,626%. Seule solution pour le maire de Rémire-Montjoly : que l'Agglo vote une baisse partout. On prend le pari que ça n'arrivera pas.
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