« Un commissariat n'est pas à l'ordre du jour »
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KOUROU

« Un commissariat n'est pas à l'ordre du jour »

Propos recueillis par Philippe CHAUVIN
Jean-Étienne Antoinette : « Si je devais être réélu, je resterais tout de même parmi les plus jeunes maires de France d'une ville de plus de 20 000 habitants. » (PhCh)
Jean-Étienne Antoinette : « Si je devais être réélu, je resterais tout de même parmi les plus jeunes maires de France d'une ville de plus de 20 000 habitants. » (PhCh)

Jean-Etienne Antoinette répond à ses adversaires et fait le point sur les dossiers en cours.

François Ringuet conseiller général de Kourou et candidat aux municipales, prétend que vous l'avez freiné dans son ambition de construire un nouveau collège à Kourou pour l'instant nommé « Collège 4 » , notamment en voulant vendre les terrains à un prix conséquent. Qu'en dites-vous ?
Le projet d'ouverture de ce collège date de 2009, époque à laquelle Juliana Rimane était conseillère générale. Déjà, à cette époque, nous avions donné l'autorisation de commencer les travaux malgré le désaccord sur la valeur du terrain. Que dirait-on d'un maire qui ne valorise pas le patrimoine foncier de sa commune ? Je me dois de vendre au prix d'estimation des Domaines que nous avons même revu à la baisse de 1,2 million à 800 000 euros.
Il a aussi annonce, lors du meeting de présentation de sa liste au cinéma Urania, que le budget communal était déficitaire de 32 millions d'euros, ce qui endettait la ville pour 45 ans. Est-ce le cas ?
François Ringuet confond tout simplement l'encours de la dette et le déficit budgétaire. Par ailleurs, l'essentiel de la dette municipale est lié aux garanties d'emprunts que la municipalité est en mesure de couvrir pour la Simko. Une garantie qu'elle est une des rares municipalités du territoire à pouvoir assurer à 100%.
Conrad Desflots parle, lui, d'échec au sujet du contrat d'urbanisme de cohésion sociale. Êtes-vous satisfait de la politique menée en ce domaine ?
Je ne suis pas aussi sévère que lui sur ce bilan et ne pose qu'une question : où en serait-on aujourd'hui, sans politique de la ville ? Certes, il faut faire davantage. Essayer d'individualiser les prises en charge afin qu'elles répondent davantage aux besoins et aux situations les plus particulières, recentrer notre politique sur les quartiers en difficulté et les jeunes en rupture d'insertion.
Qu'en est-il de la piscine, sujet polémique lors de cette campagne ?
La piscine communale a plus de vingt ans. Nous étions dans l'obligation de faire des travaux de rénovation. Nous n'avons pas, en plus, une piscine départementale comme à Cayenne et nous savions que cela allait causer des frustrations auprès de la population. Mais comment faire ? Aujourd'hui, les travaux, pour plus de 900 000 euros, sont achevés mais je ne veux pas rouvrir le service pendant la campagne car mes adversaires me taxeraient aussitôt d'opportunisme.
Un commissariat sur la zone citadine serait-il, à votre avis, un moyen de mieux lutter contre l'insécurité ?
François Ringuet sait bien que l'implantation d'un commissariat à Kourou, qu'il n'est pas le premier à demander et qui est du ressort de l'État, n'est pas à l'ordre du jour. Depuis quinze ans, les gouvernements de droite successifs ont promis la rénovation du commissariat de Cayenne et il n'a toujours pas vu le jour. Par ailleurs, la gendarmerie n'obtient pas de moins bons résultats que la police nationale. Il faut être modeste en matière d'insécurité. Je ne nie pas les difficultés mais elles sont souvent le fruit d'un contexte plus large. Nous sommes en temps de crise et l'on sait que la précarité, l'exclusion sociale amènent de la délinquance.
Cela ne nous empêche pas, et nous n'avons attendu personne, de réfléchir et de mettre en place des dispositifs de lutte contre ces phénomènes.
Peut-on être efficace en tant que maire lorsqu'on est aussi sénateur ?
Lorsque je suis à Paris, je travaille aussi pour Kourou. Si je n'avais pas été en contact avec les plus hautes autorités de ce pays, je n'aurais jamais obtenu les financements permettant la construction d'un Etablissement de placement éducatif et d'insertion, le classement de Kourou en ZSP ou la reprogrammation financière du Collège 4. Si je devais être réélu, je resterais tout de même parmi les plus jeunes maires de France d'une ville de plus de 20 000 habitants.
Qu'est-ce qui vous donne envie de prolonger ?
J'ai réhabilite et remédie la ville (Antoinette saisit un poster du plan de la ville et montre le bâti actuel). Il me reste à procéder à l'extention de la Zac II (il désigne l'espace vide de 300 hectares ente le lac du bois Chaudat et la zone de Pariacabo). C'est un nouveau défi urbain pour lequel il convient d'envisager les moyens de mieux sécuriser l'espace, de le rendre plus fonctionnel, de recréer une centralité, un véritable défi urbain, que mes compétences acquises au long de ces années, me permettent de croire pouvoir relever.

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