Le maire a présenté sa candidature aux municipales, samedi matin. Son premier adjoint Jean-Marie Torvic a déminé - ou rallumé - les sujets sensibles.
SINNAMARY. À Jean-Claude Madeleine le lyrisme, à Jean-Marie Torvic le travail de sape et à Patrick Cosset les blagues. Samedi matin, les rôles étaient bien partagés, pour la présentation de la candidature du maire aux élections municipales de Sinnamary.
Entouré de quelques autres de ses adjoints (Myriam Marin, Jean-Louis Antoinette), faisant face au sénateur Georges Patient et au conseiller général de Kourou François Ringuet (qui le soutient et qu'il soutient dans sa candidature à Kourou), Jean-Claude Madeleine a vanté son attachement à la commune, à ses habitants et à son développement. « Je suis convaincu que nous sommes sur la bonne voie et que nous devons continuer » , a-t-il lancé devant 150 personnes réunies à l'Hôtel du fleuve.
Si le maire a promis de relancer le projet de maison des pêcheurs, d'ouvrir l'hôtel d'entreprises et d'accélérer les travaux de voiries, le plus gros de la matinée a été monopolisé par Jean-Marie Torvic. Le conseiller aux affaires économiques a déminé les sujets sensibles. Le conflit avec Justin Horth sur le terrain de Sinnaryouz ? « Dans quelques jours, l'acte sera signé et les époux Horth seront indemnisés. » La maison de retraite initiée par l'association Toucan d'Émilie Ventura ? « Beaucoup vont revendiquer la maternité de cet ouvrage. Sachez que le problème a été réglé par la municipalité en place. »
Il a aussi critiqué les partis politiques qui viennent faire leur marché auprès des candidats en vue des élections à la collectivité unique l'an prochain. Sur ce point, Jean-Claude Madeleine se veut clair : si Guyane 73 veut le soutenir - intention que d'autres candidats prêtent au parti de Rodolphe Alexandre - le maire dira « niet » .
Pour finir, l'adjoint aux associations Jean-Louis Antoinette est venu contredire ceux qui évoquent ses éventuels états d'âme : « Je suis toujours avec Jean-Claude Madeleine. Je le serai cette année, l'an prochain, l'année d'après et l'année encore après. » Jean-Marie Torvic a toutefois admis que d'autres - une demi-dizaine d'élus - avaient quitté le navire. Il en fait peu de cas : « Ils ont voulu aller voir ailleurs si l'herbe était plus verte. Tant bien que mal, on a continué sans ces gens-là. »
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