Evolution institutionnelle : un dialogue de sourd s'installe sur la question autochtone
Le Copil sur l'évolution institutionnelle discutait ce matin de la place des six nations autochtones dans la future collectivité autonome de Guyane. Le rendez-vous a tourné autour d'une bataille de mots esquivant le fond du document proposé par les Yopoto : avis conforme, auto-saisine, zone franche...
Est-ce que l'abcès a été enfin percé lors de cette réunion du Copil sur l'évolution institutionnelle, samedi 3 février ? Rien n'est moins sûr.
Trois femmes yopoto, Bénédicte Fjéké, Cécile Kouyouri et Claire Suzanne Poulin Mac-Intosh, sont venues présenter la résolution de l'ensemble de la chefferie autochtone de Guyane concernant la place des six nations dans la future collectivité autonome de Guyane.
"Le terme autochtone est un terme de division"
Serge Romney, du jeune parti Mayouri No'o Fii, a saisi l'audience quand il a fini de tourner autour du pot : "Le terme autochtone est un terme de division qui ne nous convient pas."
Un jeune de la famille Thérèse d'Awala a rétorqué : "Si le mot autochtone est problématique, alors mon existence même est problématique. C'est irresponsable."
La discussion préparatoire au congrès des élus, dont la date reste inconnue, a tourné autour de quelques mots qui viennent heurter les définitions identitaires. Elle n'a quasiment jamais évoqué les aspects politiques de la résolution. Celle de la création d'une Assemblée des hautes autorités autochtones de Guyane qui pourra s'autosaisir, rendre des avis conformes, avec terres coutumières non bornées, pour l'instant…

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