Pourriez-vous préciser votre position sur les
concepts d'autonomie, d'indépendance et de République ? Comment ces
idées ont-elles évolué au fil du temps dans votre réflexion ?
Déjà, je ne mets pas sur le même plan
indépendance, autonomie et République. Parce que l'indépendance est
un processus politique qui peut ou non prendre la forme d'une
République. La République suppose une Constitution dans laquelle on
énonce très clairement les principes, les valeurs et la façon dont
on va vivre et organiser la société. Donc, il n'y a pas de
contradiction entre le fait d'être indépendantiste et de vouloir
une démocratie et une République.
Le mouvement autonomiste s'essouffle encore
une fois, comment expliquez-vous cette inconstance ?
J'ai toujours fait de la politique avec la
plus grande honnêteté, au sens où je regarde quelles sont les
idées, où elles mènent, d'où elles s'ancrent, quelles sont leur
résonance, comment les gens les reçoivent ? Et lorsque les gens
désertent, qu'est-ce que ça veut dire ? Avant de dire "vous êtes
inconstants", on peut se demander ce qui s'est passé ? Quelles
étaient les attentes qui, éventuellement, n'ont pas été satisfaites
? Quels sont les malentendus ? Qu'est-ce qu'on n'a pas su dire ou
expliquer ? La politique, c'est d'abord la responsabilité de celles
et ceux qui sont dans l'espace public. Donc, lorsque les gens sont
infidèles ou inconstants, j'interroge et je constate. J'ai passé
plus de 5 heures au congrès des élus et moi, je comprends. Je
comprends la désaffection. D'ailleurs, je circule...
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