Dissensions dans le collectif Apachi autour de la candidature aux élections législatives
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Dissensions dans le collectif Apachi autour de la candidature aux élections législatives

S.Z.
La carte du désenclavement de la Guyane selon le collectif Apachi.
Le collectif Apachi se bat pour le désenclavement de la Guyane. • COLLECTIF APACHI

Dans un communiqué paru ce dimanche, plusieurs personnes qui se présentent comme "membres fondateurs, membres et sympathisants" du collectif Apachi contestent la légitimité d'avoir rattaché le nom du mouvement pour le désenclavement à la candidature d'Aldo Neman lors des législatives du 29 juin 2024.

Ils affirment que "deux ou trois personnes" ont décidé de cette candidature à la députation sans consulter le collectif et demandent des explications à Aldo Neman et à Philippe Dekon, président du collectif, sur le financement de la campagne des législatives. Ils réclament des "comptes sur l'utilisation des ressources publiques et privées de l'association".

Léon Tooy, membre fondateur du collectif Apachi, explique à France Guyane que "le collectif n'a pas été créé pour faire de la politique" et que "deux trois membres ont pris la décision dans leur coin" de se présenter tout de même aux élections. Il insiste n'avoir "rien contre" Aldo Neman ou Philippe Dekon, mais vouloir uniquement défendre "le nom du collectif Apachi, qu’on a créé", dans une situation où "des minoritaires prennent le nom sans prévenir personne"

Confusion sur les signatures

Interrogé sur la parution d'un tel message seulement après la conclusion du premier tour des élections législatives et l'élimination d'Aldo Neman, M. Tooy précise n'avoir pas souhaité "ni saboter, ni saloper leur campagne", préférant "rester amis et se retirer". Il préfère ne pas s'engager auprès de nous sur la financière abordée dans le communiqué, puisqu'il doit "consulter, parce qu’on a été plusieurs à valider le courrier".

Un courrier lui même entouré d'une certaine confusion au niveau des signataires. Ainsi Mylène Mathieu, sans être en désaccord avec le fond des questions du document, ne s'attendait pas y voir son nom et ne s'estime pas légitime à signer la lettre en tant que simple sympathisante du mouvement.

Contactés ce dimanche, Philippe Dekon n'a pas pu nous répondre avant publication.

Aldo Neman, de son côté, signale à France Guyane que les signataires "sauf Léon Tooy ne sont pas des membres du collectif Apachi" et que Fabrice Kilo, que nous n'avons pas pu joindre "n'est pas signataire de ce communiqué", puisqu'il était présent aux côtés du candidat lors des derniers jours de la campagne électorale. Il affirme ne pas savoir "d'où vient ce communiqué".

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