Des Gabonais de Guyane réagissent au renversement d'Ali Bongo
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Des Gabonais de Guyane réagissent au renversement d'Ali Bongo

La rédaction
Un rassemblement de joie après le renversement d'Ali Bongo a eu lieu à Cayenne, mercredi 30 août.
Un rassemblement de joie après le renversement d'Ali Bongo a eu lieu à Cayenne, mercredi 30 août. • DR

Mercredi 30 août, des putschistes ont destitué le président du Gabon, Ali Bongo, le jour de l'élection présidentielle. En Guyane, des Gabonais se sont réunis pour " marquer le coup ".

Arnaud est Gabonais résidant en Guyane depuis plus de dix ans. Ses deux enfants sont nés en Guyane où il dirige une entreprise. Mercredi 30 août, il a rejoint quelques Gabonais de sa connaissance pour « marquer le coup » suite au renversement d'Ali Bongo, qui dirigeait le pays depuis 2009, à la suite de son père qui est resté au pouvoir pendant 41 ans. Le général Brice Oligui Nguema, chef de la Garde républicaine, a été officiellement nommé "président de la transition" par les putschistes.


Nous sommes très contents. On est une dizaine de Gabonais ici en Guyane. J’ai posé ma journée pour partager ce moment historique avec eux. On tourne une page qui a duré 50 ans ! Mes parents étaient déjà sous le régime de Bongo père, j’ai grandi sous le même régime. Et depuis 14 ans c’était le fils… ", explique le père de famille. 

" Mon frère est actuellement en prison au Gabon pour avoir participé en 2019 à la tentative de coup d’état qui n’a pas abouti. Il faisait partie de la garde républicaine. C’est un soulagement important. "

C'est la fin d'un règne, le Gabon n'est pas une royauté. Aujourd'hui, on est en 2023, nous avons besoin de changements, d'une personne qui va redonner de l'espoir aux jeunes ", abonde Sandrine, agente commerciale qui est en Guyane depuis 3 ans. " Hier, c'était une explosion de joie. Nos familles sont saines et sauves. On tire un trait sur le bilan catastrophique des Bongo ".

Une élection contestée

Ce jour là, juste après la proclamation de la victoire de M. Bongo avec 64,27% des voix contre 30,77% pour son principal rival Albert Ondo Ossa, qui dénonçait des fraudes massives, un groupe d'une douzaine de militaires était apparu sur les écrans de la chaîne de télévision Gabon 24, abritée au sein de la présidence.

Réunis au sein du "Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), ils ont "décidé de défendre la paix en mettant fin au régime en place". 

 

 

Ali Bongo "est mis à la retraite, il jouit de tous ses droits. C'est un Gabonais normal, comme tout le monde", a affirmé le général Oligui au journal français Le Monde.

"Il n'avait pas le droit de faire un troisième mandat, la Constitution a été bafouée, le mode d'élection lui-même n'était pas bon. Donc l'armée a décidé de tourner la page, de prendre ses responsabilités", a-t-il fait valoir.

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