Des demandeurs d’asile à la rue
Depuis plusieurs mois, faute de places en hébergement d’accueil, plus d’une vingtaine de demandeurs d’asile sont forcés de vivre dans la rue.
« Ce qui se passe est indécent et contraire aux lois internationales : ces réfugiés ne demandent pas la Lune, juste un peu de sécurité et un toit », s’indigne Mgr Emmanuel Lafont. Mercredi, une réunion s’est tenue avec des réfugiés, des représentants des forces de l’ordre, de la mairie, de la société civile et de l’Association caritative et culturelle des musulmans de Guyane française (A2CMGF), notamment, pour réfléchir a des solutions d’hébergement d’urgence pour plus d’une vingtaine de demandeurs d’asile qui dorment dehors. Sur le territoire, on ne recense qu’environ 150 places en hébergement d’urgence et aucune au centre d’accueil du demandeur d’asile, alors que 2 285 demandes ont été déposées auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) en 2018.
Des voleurs et des rats
Établis sur la place des Amandiers et à quelques pas de la préfecture, à Cayenne, ces demandeurs d’asile doivent faire face à une insécurité grandissante, l’absence de sanitaires et dorment aux côtés des rats. « Ils n’ont pas vraiment choisi de s’installer sur la place des Amandiers, c’est plus un choix par défaut pour garantir leur sécurité mais les vols se multiplient. La semaine dernière, deux hommes se sont quasiment fait voler tous leurs papiers », alerte Jawad Bensalah, président...

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