Confiance au gouvernement : les députés guyanais voteront contre
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
POLITIQUE

Confiance au gouvernement : les députés guyanais voteront contre

Julien SARTRE, à Paris
« Moi, voter la confiance à ce gouvernement ? Jamais de la vie ! »
« Moi, voter la confiance à ce gouvernement ? Jamais de la vie ! »

Avec l'intégralité de leurs collègues du groupe politique GDR et l'immense majorité des députés ultramarins, Davy Rimane et Jean-Victor Castor entendent bien faire chuter le gouvernement de François Bayrou, le 8 septembre prochain, à l'Assemblée nationale.

« Moi, voter la confiance à ce gouvernement ? Jamais de la vie ! » L'intention de vote du député (Gauche démocrate et républicaine, GDR) de Guyane Davy Rimane est on ne peut plus claire. Pour le président de la délégation aux Outre-mer de l'Assemblée nationale, « le Premier ministre met en place le vote de confiance en sachant pertinemment qu'il ne l'aura pas. Il prépare sa sortie et puis voilà : on va juste valider sa demande ! »

En joignant leurs forces à celles de tous les autres groupes d'opposition – y compris celles du Rassemblement national (RN) – les députés de l'opposition de gauche tiennent ces jours-ci une réelle opportunité de faire chuter le gouvernement. Davy Rimane et Jean-Victor Castor font tous deux partie du groupe GDR qui a expliqué dans un communiqué publié lundi 25 août « voter contre la confiance que le Premier ministre [leur] demande. » Pour de nombreuses et anciennes raisons parmi lesquelles une politique sociale « dévastatrice », du « mépris » et l'austérité à venir.

En choisissant de soumettre la poursuite de son travail – et potentiellement celui de toute l'équipe gouvernementale – à un tel scrutin à l'Assemblée nationale, François Bayrou prenait son « risque », comme il le reconnaissait lui-même au début de la semaine.


« Nouveau Premier ministre »


Le Premier ministre n'avait de toute façon pas la majorité nécessaire au Parlement pour faire adopter la prochaine loi de finances sans avoir recours à l'article 49.3 de la Constitution.

« François Bayrou est rentré dans une impasse, juge Christian Baptiste, député (PS) de Guadeloupe. Le Premier ministre sait pertinemment qu'en posant cette question de confiance, il aura une réponse négative de l'Assemblée nationale. Il nous oblige à le sanctionner parce qu'il sait qu'il a échoué à apporter une réponse à la hauteur des grands enjeux de la France. »

Comme le reste du groupe socialiste – qui compte aussi le député de Guadeloupe Elie Califer et la Martiniquaise Béatrice Bellay – Christian Baptiste votera contre la confiance au chef du gouvernement.

Pour lui - l'élu de Guadeloupe est rapporteur spécial sur l'Outre-mer du prochain Budget – la suite n'est pas évidente. « Les mêmes difficultés que l'année dernière risquent de se poser à nouveau, estime Christian Baptiste. Il faudra reprendre le Budget de l'année précédente et surtout voir ce que le nouveau Premier ministre propose. »

Qui sera-t-il ? Les pronostics et les offres de service ont déjà commencé. Faudra-t-il aller le chercher le prochain locataire de Matignon dans les rangs des députés du groupe Liberté indépendants Outre-mer et territoires (LIOT) ? Le député de Guadeloupe, Olivier Serva, y siège. Pour lui - qui votera sans hésiter contre la confiance au gouvernement le 8 septembre prochain ainsi qu'une « nette majorité » de son groupe – une seule chose est sûre : « François Bayrou a acté son échec, il doit partir. »

 

: Quel avenir pour le projet de loi contre la Vie chère ?

Si - comme tout le laisse penser aujourd'hui - le gouvernement chute le lundi 8 septembre prochain, qu'adviendra-t-il des projets de loi qui étaient inscrits à l'agenda du Parlement ? Le « projet de loi contre la vie chère » devait initialement être examiné par le Sénat le 30 septembre prochain. Pour l'instant, dans l'avion entre la Nouvelle-Calédonie et la France, Manuel Valls est encore un ministre d'État. D'ici quelques jours le ministre des Outre-mer pourrait être plus simplement un membre du gouvernement en charge des « affaires courantes ». Il n'empêche que ni lui, ni son entourage, ne confirment pour l'instant un quelconque changement de calendrier. Le 20 juillet dernier, Manuel Valls a même recruté un nouveau directeur de cabinet en la personne du haut-fonctionnaire « aguerri à l'Outre-mer » et passé par la Guadeloupe, Thomas Degos.

 

 

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger