Annoncé en mars dernier, après les
mouvements sociaux qui ont secoué les territoires ultramarins, le
projet de loi contre la vie chère a été présenté ce mercredi en
conseil des ministres. Quel en est le marqueur fort ?
Dès mon entrée en fonction, j'ai voulu faire
de la vie chère l'une des priorités de mon action politique et donc
de celle du gouvernement. Nous avons agi et nous agissons. Je pense
à l'exonération totale de TVA sur les produits de première
nécessité en Martinique et en Guadeloupe, à la promulgation d'une
proposition de loi de la sénatrice réunionnaise Audrey Bélim
expérimentant l'encadrement des loyers en outre-mer et permettant
l'adaptation des normes sur les matériaux de construction pour
faire baisser les prix. J'ai surtout voulu que cette priorité soit
traduite dans le comité interministériel des outre-mer, le Ciom,
qui s'est tenu le 10 juillet dernier. Et j'ai tenu à ce que nous
prenions des décisions rapides, sans attendre l'adoption d'un
projet de loi. C'est pourquoi j'ai d'ores et déjà adressé, avec mes
collègues Éric Lombard, Annie Genevard et Véronique Louwagie, une
circulaire aux préfets pour qu'ils fassent de la lutte contre la
vie chère, une « priorité absolue » de leur action. Nous
demandons ainsi aux préfets d'organiser chaque année une conférence
réunissant tous les acteurs pour trouver des solutions. Mais
l'essentiel pour moi, c'est la transformation économique de ces
territoires. Il faut initier des stratégies de développement des
filières à fort potentiel et favoriser la production locale,
notamment agricole, avec pour objectif l'autonomie alimentaire. Le
tourisme, l'économie bleue, la transition énergétique, l'industrie,
les transports, le numérique, la coopération régionale sont autant
de leviers à activer. Je fais confiance aux acteurs locaux pour
s'impliquer pleinement sur ces dossiers. Trois décrets ont
également...
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