Le collectif Tròp violans est composé de représentants de l'enseignement, des transports, des pompiers mais aussi d'associations telles que la Voix kouroucienne et CLCV (ASM)
Hier, le collectif Tròp violans était reçu en mairie de Cayenne. Ses représentants ont soumis leurs propositions pour lutter en amont contre l'insécurité.
« Nous sommes tous d'accord sur le constat, maintenant il faut agir et agir tous ensemble. » Voilà le message que veut faire passer le collectif Tròp violans aux collectivités, aux forces de l'ordre et à l'État. Créé la semaine dernière pour lutter contre la banalisation de la violence (lire dans notre édition de lundi), ce collectif de citoyens, de représentants associatifs et de socioprofessionnels a connu hier son premier grand rendez-vous. Durant deux heures, huit de ses membres ont présenté les propositions du collectif au maire de Cayenne, Marie-Laure Phinéra-Horth, entourée d'adjoints et de responsables de services. Elles visent avant tout à prévenir les violences en s'attaquant, par exemple, à l'échec scolaire, au désoeuvrement, à l'économie parallèle ou encore à l'individualisation des comportements sans tomber dans la victimisation des « fauteurs de troubles » .
LE CITOYEN AU COEUR DE LA LUTTE
Les participants sont vite tombés d'accord sur la nécessité de responsabiliser les citoyens. « Il faut les impliquer dans les décisions qui concernent leur quartier, les concerter, qu'ils soient fiers de l'endroit où ils vivent » , estimait Guy Frédéric, membre du collectif. Marie-Laure Phinéra-Horth compte notamment s'appuyer sur les maisons de quartier pour sensibiliser les habitants et l'idée de responsables de quartier a fait son chemin durant la réunion. Choisis parmi les habitants, ils pourraient servir de médiateurs. Parmi les autres propositions, on trouve des idées aussi différentes que l'ouverture des écoles durant les vacances, le développement du tissu associatif ou la présence d'une police de proximité dans les quartiers.
À l'issue de cette première réunion, les avis étaient partagés. Certains membres du collectif estiment avoir trop entendu de « c'est déjà fait » . Mais pour Farouk Amri et Olivier Goudet, les fondateurs du collectif, l'écoute était bien présente. D'autres rendez-vous doivent maintenant être pris avec toujours le même objectif : arrêter les constats et agir.
Retrouvez les propositions faites hier lors d'une réunion avec le maire de Cayenne
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