Campagne mondiale pour la libération des prisonniers politiques kanaks
Le 6 juin, une campagne internationale a été lancée pour la libération des onze prisonniers politiques kanaks actuellement incarcérés dans divers endroits en France. Ces détenus sont des militants pour l'indépendance de la Kanaky, région riche en cobalt, cuivre et nickel, similaire à la Guyane française en termes de ressources naturelles.
Les sympathisants guyanais, représentés par trois associations : LVKS, OGDH et la nouvelle AD'yana, affirment "n'avoir jamais perpétré de violences en Guyane ou en Kanaky, contrairement à l'État français", qu'ils accusent de massacres historiques dans ces régions.
"En Kanaky, des entrepreneurs éduqués ont émergé, notamment dans le sud, avec l'objectif de redistribuer les richesses au peuple kanak, marquant une volonté de réparation", soutient Raymond Charlotte, ancien du Moguyde et membre du fameux complot de Noël en 1974.
Aimé Hilaire, président de l'association LVKS, ainsi que Cynthia Achielle d'AD'Yana et Raymond Charlotte de l'OGDH, dénoncent les violations des droits des autochtones et militent pour une reconnaissance internationale de l'autodétermination des peuples kanaks, polynésiens, guadeloupéens et guyanais.
Les militants soutiennent que la Nouvelle-Calédonie, inscrite parmi les territoires à décoloniser, devrait négocier directement avec les instances internationales, et non avec la France, pour faire avancer leur cause. La campagne mondiale vise à sensibiliser les chefs d'État et les ministères des Affaires étrangères des pays du monde entier.
Une conférence de presse est prévue pour médiatiser cette action et communiquer avec le public à qui il est demandé un soutien financé afin de payer les frais d'avocat.
Les onze prisonniers se nomment : Hendrix Bolo ; Newland Alan ; Ulrich Natapu ; Ménélik Pounawa ; Mulhouse Tein ; Brenda Wanabo ; Frédérique Muliava ; Steve Unë ; Guillaume Vama ; Dimitri Qenegei ; Waetheane Yewwa.

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