Kourou vend ses dernières parts de la Simko
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FINANCES PUBLIQUES

Kourou vend ses dernières parts de la Simko

Gérôme Guitteau, g.guitteau@agmedias.fr
Kourou s’enfonce dans un déficit chronique et structurel lié à son budget de fonctionnement. La Chambre régionale des comptes tire à nouveau la sonnette d’alarme. Nos explications.
Kourou s’enfonce dans un déficit chronique et structurel lié à son budget de fonctionnement. La Chambre régionale des comptes tire à nouveau la sonnette d’alarme. Nos explications.

Kourou s’enfonce dans un déficit chronique et structurel lié à son budget de fonctionnement. La Chambre régionale des comptes tire encore une fois la sonnette d’alarme.

 On imagine déjà les encarts géants trônant dans Kourou, une habitude du maire François Ringuet : « La mairie de Kourou se félicite de son budget primitif 2022 : seulement 3,5 millions d’euros de déficit ». C’est quand même dix millions d’euros de moins qu’en 2021. Comment la majorité municipale a-t-elle réussi de telles économies ? A-t-elle réussi enfin à limiter sa charge salariale établie à près de 29 millions d’euros ? Non, en fait, de manière plutôt discrète par rapport à la dernière fois, la ville spatiale a cédé ses dernières actions de la Société immobilière de Kourou : 32 000 actions vendues à 9 millions d’euros.

En 2018, la municipalité, qui possédait 40% de l’entité, avait déjà vendu 30% des parts de la Simko. Il lui restait donc 10% d’actions. Par un produit en croix d’école, si 32 000 actions correspondent à 10% des actions de l’entreprise 30% équivaut à 96 000 actions. Une petite division plus tard, on obtient donc un prix de vente de 280 euros par action en 2022 contre 171,875 en 2018. De quoi donner raison à l’ancien maire Jean-Étienne Antoinette quand il décriait cette vente dans nos colonnes : « C’est un acte de traitrise vis à vis des employés. Aujourd’hui [en 2018], ils sont en train de brader leur patrimoine. » En quatre ans, la ville aurait ainsi pu gagné 10,4 millions d’euros de plus dans la transaction.