Insalubrité, prostitution : la survie dans un squat
Soutenez la presse écrite et France-Guyane : >ABONNEZ-VOUS !
SOCIÉTÉ

Insalubrité, prostitution : la survie dans un squat

Marie ODRY (m.odry@agmedias.fr)

Vous avez sûrement entendu parler des deux incendies qui ont eu lieu en un mois, à l’immeuble squatté de la rue Ernest-Prévot dans le quartier de Chicago, en plein centre-ville de la capitale guyanaise. Peu de temps après, les familles ont réinvesti leur demeure. Comment ces personnes vivent-elles et qui sont-elles ? Quelle solution a la ville de Cayenne ? Pourquoi ce squat perdure depuis plus de vingt ans ? Que se passe-t-il vraiment dans cet immeuble ? France-Guyane est allé, pour vous, ouvrir les portes de ce bâtiment.

Incursion dans le squat du quartier Chicago, où des familles aux nombreux enfants vivent entassés dans cet immeuble. © M.O

Les résidents, trop nombreux, ont des lieux de vie trop petits. © M.O

Les champignons prolifèrent partout sur les murs. © M.O

À l’intérieur, dès la cage d’escalier, la poussière est omniprésente. Dans les appartements, les conditions sont pires. © M.O

Aucun système électrique n’est aux normes, ce qui facilite les incendies voir même les électrisations. © M.O

La prostitution est parfois le seul recours pour ces femmes qui vivent sans moyens. © M.O

C’est dans un paysage nauséabond, avec une population sans moyens, dans le quartier de Chicago, que France-Guyane est allé à la rencontre des habitants du squat de la rue Ernest Prévot. Nous avons pu observer dans quel milieu ses habitants vivent au quotidien et recueillir leurs ressentis.
Un immeuble insécure et inflammable
« Les pompiers nous ont évacué par la fenêtre car sortir par le hall aurait pu être mortel ». Le 30 mai 2022, un incendie s’est déclaré et 39 habitants ont été évacués par les pompiers dont quatre femmes enceintes. Le feu avait pris au niveau d’une cage d’escalier. Selon les constatations des secours, un dysfonctionnement électrique sur un cyclomoteur aurait d’abord embrasé le rez-de-chaussée. L’incendie s’est ensuite propagé via les gaines techniques. Un mois plus tard, un nouvel incendie est à déplorer. C’est un feu de casserole qui s’est propagé au reste de l’appartement.