Évacuation du squat rue Madame Payé : prison avec sursis requise contre les Grands Frères
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JUSTICE

Évacuation du squat rue Madame Payé : prison avec sursis requise contre les Grands Frères

Samuel Reffé
Les militants de Trop Violans ont fait part de leur soutien aux cinq prévenus en affrontant longuement les forces de l'ordre devant le tribunal judiciaire du Larivot.
Les militants de Trop Violans ont fait part de leur soutien aux cinq prévenus en affrontant longuement les forces de l'ordre devant le tribunal judiciaire du Larivot. • S.R.

 Le 5 septembre 2018, au 53 rue Madame Payé, une dizaine de personnes avaient été forcées à quitter un squat sous la pression populaire et suite à l’action musclée des Grands Frères. Jeudi 11 septembre, un procès de longue haleine où cinq prévenus membres de l’association étaient à la barre s’est clôturé par des plaidoiries de la défense où la non-action de l’Etat au sujet des squats a été vivement dénoncée. Le procureur de la République Samuel Finielz a requis des peines allant de huit mois de prison avec sursis à un an de prison avec sursis contre les cinq prévenus. 

Face aux présidents de l’audience et ses deux assesseurs, cinq Grands Frères comparaissaient hier au tribunal correctionnel de Cayenne pour répondre principalement de “manœuvre, menace, voie de fait ou contrainte pour forcer une personne à quitter son lieu d’habitation”. Les débats parfois diffus qui ont animé l’audience durant près de huit heures se sont toutefois voulus plus larges, incluant les rapports de la population guyanaise avec les squats et les quartiers informels ainsi que l’insécurité qui façonne les rapports tendus qu’entretient un fragment des habitants du territoire avec l’immigration clandestine.
La rue Madame Payé a "sombré"
L’insécurité d’abord. La raison première de la création du mouvement des 500 frères initié par José Achille, affiché comme étant l’un des leaders des Grands Frères qui ont succédé à la première association en avril 2017. Justifie-t-elle l’intervention musclée du 5 septembre 2018 ? A cette question, la défense et l’accusation se sont longuement écorchées. Car les faits qui ont conduit le parquet de Cayenne à renvoyer les frères Achille, Serge N., Frédéric J. et Sébastien D. en correctionnelle reposent sur les témoignages des habitants du squat, des différents procès verbaux dressés par les forces de l’ordre, et des riverains.

A la barre, ces derniers n’ont pas manqué de rappeler à quel point la rue Madame Payé a “sombré”...

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