Début de la construction de la cale qui recevra le Malani à Albina
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Début de la construction de la cale qui recevra le Malani à Albina

Eric GERNEZ
La grue de l’entreprise surinamaise Haukes
La grue de l’entreprise surinamaise Haukes • EG

C’est aujourd’hui qu’on inaugure le début des travaux. S’il convient de saluer positivement l’événement, on ne peut s’empêcher de penser : ’’ Quel gâchis de temps et d’argent ! ‘’

Un long chemin… de croix


Le dossier à été initié en 2010, et rappelons-nous qu’au début du projet, l’idée était de faire construire le ferry par morceaux à Saint-Nazaire et de réaliser son assemblage en Guyane dans le cadre d’un chantier de formation des jeunes, ainsi que l’annonçait Rodolphe Alexandre à Paramaribo lors de l’inauguration de l’antenne de la CTG. Finalement c’est à l’île Maurice que le fier amphidrome sera construit et mis à l’eau pour les premiers essais en juin… 2021.
Sur le site de la CTG, on peut lire : ’’Initié depuis 2010 par la CCIG et la Région Guyane, ce projet est le fruit d’un long travail de coopération transfrontalière entre la Guyane et le Suriname. Le coût de ce nouveau bac s’élève à 5 millions d’€uros dont 3,5 millions €uros de fonds FEDER’’.

C’est au moment où le Malani faisait ses essais en mer dans l’océan indien que France Guyane a commencé à s’interroger sur les apparents dysfonctionnements chronologiques. Il apparaissait, en effet, surprenant que, si, côté français, une cale en béton était réalisée, côté Suriname le ponton flottant destiné à remplir la même fonction d’accueil du ferry, montrait des signes de faiblesses.


Finalement, l’inavouable fût avoué : le ponton n’était pas effectif et le Malani resterait au mouillage.
Alors qu’on tournait autour du pot, décision été rendue, qui prévoyait la mise en service d’une cale pour Octobre 2023. C’est finalement aujourd’hui que les travaux commencent, suite à un appel d'offres qu’a remporté la société, bien réputée au Suriname, Haukes. Les ouvriers de cette même société, consultés sur le chantier, estiment, quant à eux, la durée des travaux de 6 à 7 mois…

 

Le tableau qui annonce le financement des travaux.

 

L’explosion des financements


Faisons une petite comptabilité : Le bac Malani a coûté 5 millions, les travaux d’aménagement des berges 4.7 millions, comme l’illustration le montre. La note arrive presque à la somme rondelette de 10 millions d’euros. A cette bagatelle, il faut ajouter le coût du ponton surinamais qui coule, le manque à gagner du Malani au mouillage et sa maintenance pendant tout ce temps. Nous en dira t’on le coût ?

Il n’est pas sûr que l’Europe, qui commence à trouver la note salée, soit très satisfaite de l’opération et de son calendrier de réalisation. Les bailleurs de fonds ne souhaiteraient-ils pas voir un contrôle de l’utilisation des fonds un peu plus rigoureux ou, en tous cas, une communication plus limpide ?

D’autres projets en Guyane, attendent le concours de ces financements, gageons que l’épopée Malani ne militera pas en faveur de regards très souples sur ces futures contributions.
Il reste à souhaiter maintenant que la fin de ce dossier se déroule sans contretemps et que le Malani puisse enfin servir au développement transfrontalier.

En définitive, le Malani, restera un ‘’éléphant blanc’’ (*) né avec une difficile césarienne et la péridurale aura coûté cher au contribuable européen !

*voir nos éditions France Guyane
 

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