Une cérémonie au Trocadéro pour commémorer la traite, l'esclavage et leurs abolitions
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Une cérémonie au Trocadéro pour commémorer la traite, l'esclavage et leurs abolitions

Raphael Luce r.luce@agmedias.fr

Naima Moutchou (au milieu). © Raphael Luce r.luce@agmedias.fr

Plusieurs élus de la mairie du XVIe arrondissement réunis au jardin du Trocadéro. © Raphael Luce r.luce@agmedias.fr

Dépôt de rose blanche devant un arbre. © Raphael Luce r.luce@agmedias.fr

Fabrice Di Falco et Tia Vinolo. © Raphael Luce r.luce@agmedias.fr

Plusieurs générations réunies pour une seule cause. © Raphael Luce r.luce@agmedias.fr

Commémoration au sein du jardin du Trocadéro. © Raphael Luce r.luce@agmedias.fr

Tais Vinolo et Fabrice Di Falco © Raphael Luce r.luce@agmedias.fr

Ce lundi 11 mai, la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a participé à une cérémonie commémorative dans les jardins du Trocadéro, entre prises de parole, hommage artistique et engagement autour du futur mémorial national.

Au lendemain de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions, élus, lycéens, associations et acteurs du monde culturel se sont rassemblés dans les jardins du Trocadéro, à l'initiative du maire du XVIᵉ arrondissement, Jérémy Redler. Malgré un temps pluvieux, la cérémonie s'est tenue dans une atmosphère à la fois sobre et solennelle. Dans son discours, le maire a rappelé que l'esclavage " est désormais l'histoire de chaque Français ", appelant à construire une mémoire commune, au-delà des origines et des territoires.

N. Moutchou : “l'esclavage est un crime contre l'humanité”

Prenant la parole, la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a qualifié l'esclavage colonial de " crime contre l'humanité ". Elle a dénoncé un système ayant organisé la déshumanisation de millions de personnes, arrachées à leurs terres, à leurs langues et à leur identité. Face aux lycéens présents, elle a insisté sur l'importance de la transmission : " La mémoire sert à comprendre, à nommer et à réparer. " Elle a également rappelé que " les premiers abolitionnistes furent les esclaves eux-mêmes ", rendant hommage aux figures de résistance, notamment féminines. Dans un contexte de tensions autour des questions mémorielles, la ministre a appelé à une approche exigeante : reconnaître le passé pour mieux construire l'avenir, sans opposer les mémoires.

L'art pour dire la liberté

La cérémonie a été marquée par un moment artistique fort avec l'interprétation de " Penser sans pouvoir agir " du Chevalier de Saint-Georges. Le contre-ténor martiniquais Fabrice Di Falco et la danseuse guadeloupéenne Tais Vinolo ont livré une performance mêlant opéra et danse classique, autour de la question de la liberté. À travers cette œuvre, les deux artistes ont voulu rappeler l'importance de célébrer l'abolition de l'esclavage par l'art, mais aussi de montrer la place des artistes ultramarins dans les répertoires classiques. Ils ont souligné que ce combat pour la liberté reste actuel.

Un mémorial attendu au Trocadéro

La cérémonie s'est tenue sur le site du futur mémorial national des victimes de l'esclavage. Naïma Moutchou a réaffirmé son objectif d'une ouverture avant 2027. Pensé comme un lieu de transmission, ce mémorial doit permettre de rendre visibles les noms et les histoires des victimes. Il s'inscrit dans un travail de longue haleine mené par des acteurs de la mémoire, engagés dans la reconstitution des filiations et des parcours.

Une Marseillaise pour conclure

Après les discours et la prestation artistique, la cérémonie s'est conclue par une Marseillaise chantée collectivement. Un moment d'unité, au terme d'une matinée dédiée au souvenir, à la transmission et à la reconnaissance d'une histoire désormais pleinement inscrite dans le récit national.

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