Frais de mandat: les sénateurs ont augmenté leur enveloppe de 700 euros par mois
A la fin de l'année 2023, le Sénat a augmenté le plafond des dépenses de ses élus en raison du "contexte inflationniste ".
Le bureau du Sénat a acté en novembre dernier que cette augmentation serait proposée à compter du 1er janvier 2024, « pour tenir compte des conséquences du contexte inflationniste », selon le compte rendu de la réunion de la plus haute instance de la chambre haute, confirmée par Mediapart.
Alors qu'ils disposaient jusque-là de 5 900 euros mensuels d'avance générale de frais de mandat, ce montant est passé à 6 600 euros, selon le site Internet du Sénat.
Cette enveloppe va augmenter de près de 12 % cette année, soit 700 euros de plus chaque mois. Un surcoût que Mediapart évalue à plus de 2,9 millions d’euros par an sur les fonds propres du Sénat, où siègent 348 élus.
Ces avances, concernent les dépenses des parlementaires dans l'exercice de leur mandat (permanence locale, déplacements, documentation, représentation). Elles sont complétées par des avances notamment pour l'hébergement parisien des sénateurs pour laquelle une augmentation de 300 euros a été décidée, la portant à 1 500 euros mensuels selon le site Internet du Sénat.
Sont exclus : les dépenses électorales, les amendes, les dépenses médicales ou paramédicales, « l’achat de bijoux ou de montres », les abonnements sportifs ou télévisuel. Si la totalité de l’enveloppe n’est pas utilisée dans l’année civile, le solde non consommé « est conservé sur le compte bancaire dédié mais est déduit du montant de l’AFM versée au titre de l’année suivante ».
Cette décision intervient alors que l'Assemblée nationale avait aussi décidé, mercredi dernier (24 janvier), d'augmenter l'AFM (Avance sur Frais de Mandats) des députés d'un peu plus de 300 euros par mois, la portant à 5 950 euros.
Cette augmentation, votée par le bureau de l'Assemblée avec le soutien de tous les groupes politiques présents au moment du vote, sauf de La France insoumise qui s'était abstenue, avait suscité plusieurs réactions politiques, notamment du Rassemblement national, ce dernier en demandant le report après l'avoir initialement approuvée.

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