François Bayrou lance une série de vidéos pour défendre son plan budgétaire
Le Premier ministre français François Bayrou a inauguré mardi, par une vidéo postée sur Youtube, une opération de « communication directe » avec la population, censée durer jusqu’au mois de septembre, pour les convaincre du bien-fondé de ses mesures de redressement des finances publiques.
« Le but de cette communication directe que je vous propose, c’est que vous vous forgiez vous-mêmes votre propre opinion. (...) Ma certitude, c’est qu’il n’y a pas d’autre chemin que cet effort supportable et choisi. Nous sommes un peuple qui s’est relevé de bien des choses. On est tout à fait capable de vaincre cet obstacle-là. Mais c’est maintenant que ça se joue et c’est vous qui allez décider de cela », explique le Premier ministre dans cette vidéo de quelque 8 minutes, intitulée « FB Direct ».
Invoquant régulièrement l’exemple de Pierre Mendès France - qui rendait compte de son action de chef du gouvernement (1954-1955) à la radio nationale -, M. Bayrou doit rééditer l’exercice quotidiennement, déclinant jusqu’au début du mois de septembre les différents enjeux des textes financiers qui seront examinés au Parlement à partir d’octobre.
Les internautes pourront, à partir de la semaine prochaine, poser des questions et formuler des propositions, auxquelles le Premier ministre répondra.
« On peut améliorer, rééquilibrer. Je suis ouvert à toutes les propositions. Mais si nous n’acceptons pas la dimension de cet effort, alors je vous le dis, quels que soient les gouvernements qui suivront, nous serons contraints, obligés, forcés de le faire par le fait que nous ne trouverons plus de prêteurs », a averti M. Bayrou.
Dépourvu de majorité à l’Assemblée nationale, menacé de censure par la gauche et l’extrême droite, le Premier ministre français a présenté le 15 juillet les grandes lignes de cet effort budgétaire.
Il a notamment prôné le gel de la plupart des dépenses de l’Etat en 2026 au niveau de 2025, une « année blanche » gelant le barème des impôts, des prestations sociales et des retraites, ou encore la suppression de deux jours fériés.
« On ne peut pas repousser à demain quand on a atteint la somme de dettes de, écoutez bien, 3.400 milliards d’euros ». « Si nous ne décidons pas de nous ressaisir, alors c’est que nous sommes irresponsables devant nos enfants », a-t-il dit.

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