Affaire des assistants parlementaires européens: François Bayrou relaxé
Le tribunal de Paris s'est prononcé ce lundi matin sur le sort du leader centriste ainsi que sur celui de dix cadres et élus centristes.
Le président du Modem François Bayrou a été relaxé lundi par le tribunal correctionnel de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires européens, "au bénéfice du doute".
Deux autres prévenus ont aussi été relaxés, tandis que les huit autres, parmi lesquels figuraient cinq ex-eurodéputés, ont été condamnés à des peines allant de 10 à 18 mois de prison avec sursis, des amendes de 10.000 à 50.000 euros et à deux ans d'inéligibilité avec sursis. L'UDF a été condamné à 150.000 euros d'amende dont 100.000 euros ferme et le MoDem à 350.000 euros dont 300.000 ferme.
L’enquête sur le Modem avait été ouverte à la suite du signalement d’une eurodéputée d’extrême droite, Sophie Montel. Dans ce dossier, Marine Le Pen a été renvoyée devant la justice en décembre, aux côtés de son père, de son parti et de nombreux cadres. Ils seront jugés à l’automne 2024 pour des soupçons de détournements à hauteur de 6,8 millions d’euros entre 2009 et 2017.
Cette affaire a complètement contrarié les plans du président du Modem, dont l’offre d’alliance a contribué à l’élection d’Emmanuel Macron. En 2017, de retour au gouvernement pour la première fois depuis vingt ans, il avait quitté la place Vendôme au bout d’un mois, juste après l’ouverture de l’enquête. Depuis, la doctrine de Macron a sensiblement évolué : des ministres ont pu rester en poste jusqu’à la tenue de leur procès. Jugé pour prise illégale d’intérêts, le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a été relaxé le 29 novembre, une décision définitive.

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