Un Guadeloupéen soupçonné de meurtre aux fêtes de Bayonne
Lors des fêtes de Bayonne, un Guadeloupéen de 39 ans a été mis en examen pour tentative de meurtre, pour avoir violemment agressé le 11 juillet, lors d'une altercation, un homme de 58 ans. Ce dernier est mort mercredi des suites de ses blessures.
L'agression, que le procureur de Bayonne a qualifié de « pulsion de violence », s'est produite lorsque la victime rentrait à son domicile en bus, après avoir passé l'après-midi aux Fêtes de Bayonne.
Lors d'une conférence de presse, le chef du parquet a expliqué que la victime était « fortement alcoolisée », contrairement à son agresseur présumé qui n'était pas alcoolisé au moment des faits.
Le mis en cause n'était pas en tenue de fête et s'était rendu à Bayonne pour faire des démarches administratives. Il rentrait avec sa compagne en bus. D'après les premiers éléments de l'enquête, l'altercation a débuté dans le transport en commun.
Dans un premier temps, la victime se montrait agressive face au mis en cause et aurait proféré des « propos à caractère raciste » vis-à-vis du Guadeloupéen. Ce dernier serait « brutalement monté en pression », selon les propos du procureur. Et aurait ensuite invité la victime à sortir du bus afin de s'expliquer. Durant cette agression, le mis en cause a porté « deux violents coups au visage de la victime », qui l'ont fait violemment chuter au sol.
« Une pulsion de violence »
L'auteur présumé des faits est très connu des services de police. C'est un pratiquant de boxe. Durant son audition, le Guadeloupéen a exprimé ses regrets aux enquêteurs. Malgré les déclarations de ce dernier, le procureur signale qu'à « aucun moment la victime n'a porté des coups ».
Il parle d'une « agression très violente », d'une « pulsion de violence », qui a été captée par les images de vidéo surveillance de la ville de Bayonne. Les constatations médico-légales relèvent un « traumatisme grave » et « une hémorragie cérébrale » ainsi qu'une « fracture du massif facial ».
Connu des services
L'agresseur présumé vit sur la commune de Boucau et est défavorablement connu des services de police. En effet, le Guadeloupéen a été condamné 16 fois par des tribunaux correctionnels. Parmi ces condamnations 12 sont liées à des violences aggravées. Il avait eu à purger une peine de cinq ans de prison à la suite de « violences ayant entraîné une infirmité permanente ». En 2021, il avait été condamné à « trois années de prison pour des violences par conjoint ou concubin ». Il venait de sortir de détention au mois d'avril 2024.

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