Parce qu'ils viennent d'être nommés, les
nouveaux psychologues, assistante sociale et éducatrice de la
protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) ont tenu à voir par
eux-mêmes vendredi l'un des lieux de placement possible pour les
mineurs délinquants dont ils ont la charge. Depuis 2002, le centre
éducatif renforcé (CER) de Cacao, géré par le Groupe SOS, est le
seul établissement de ce type en Guyane et dans les Antilles,
excepté un centre éducatif fermé (CEF) à Port-Louis en Guadeloupe
qui compte douze places. Deux structures alternatives à
l'incarcération des mineurs qui n'accueillent que des garçons.
Aucun établissement n'est ouvert aux filles actuellement dans la
région.
Basé sur le principe de la réinsertion, le
CER a 4 mois et demi pour construire un projet professionnel
suffisamment solide pour qu'il puisse être poursuivi à la sortie
des huit adolescents. Ils ont entre 13 et 17 ans et ont tous eu un
différend avec la justice. Un... disons plutôt beaucoup... car pour
qu'un jeune soit soustrait de sa famille, la récidive doit
commencer à être redondante. Sur ordonnance d'un juge, les mineurs
sont placés dans une structure contraignante, moins traumatisante
que la prison et dont on espère une plus grande efficacité.
Au centre de Cacao, les huit jeunes
arrivent le même jour et en sortent ensemble. Dix éducateurs ont
pour mission de les accompagner au quotidien : lever à 7 heures,
petit déjeuner, nettoyage des chambres, douches, activités,
préparation des repas,...
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