C'est un véritable guet-apens qui a tué, en mai 2011, sur la piste Citron, six ressortissants brésiliens qui revenaient d'un site d'orpaillage. Un complice a été interpellé par les gendarmes (photo d'archives)
L'affaire avait défrayé la chronique en mai 2011 : six morts et cinq blessés graves dans un accident sur une piste d'orpaillage. Après deux interpellations il y a plusieurs mois, un troisième suspect a été arrêté samedi.
Samedi, les gendarmes de la compagnie de Saint-Laurent ont mis le grappin sur un troisième complice et coauteur du carnage de la piste Citron, âgé de 51 ans. Ce ressortissant brésilien faisait l'objet d'une fiche de recherche pour meurtre et vol en bande organisée. Il a été présenté devant le procureur de Cayenne, qui a délivré un mandat d'amener pour qu'il puisse être entendu par le juge d'instruction de la Jirs de Fort-de-France.
C'est grâce à un renseignement de la police surinamaise que le bandit a été arrêté. Il avait été signalé au Suriname et les gendarmes français ont attendu patiemment qu'il se rende sur le sol guyanais pour l'interpeller.
Rappel des faits. Le 16 mai 2011, une camionnette qui roule en direction de Saint-Laurent, sur la piste Citron, vers Paul-Isnard, s'encastre dans une barrière métallique. À l'intérieur, 23 personnes, en majorité des orpailleurs de nationalité brésilienne qui rentrent d'un site d'orpaillage. Le bilan de l'accident est lourd : six morts et cinq blessés graves. Ce sont les gendarmes de la compagnie de Saint-Laurent qui effectuent les premières constatations.
DES COUPS DE FEU TIRÉS
Les témoignages mettent vite les enquêteurs sur une piste criminelle. La fourgonnette a été prise en chasse par des garimpeiros qui voulaient récupérer l'or transporté par les passagers. Plusieurs coups de feu ont été tirés sur le véhicule, qui s'est encastré sur la barrière métallique posée délibérément sur la route.
L'enquête est confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Cayenne. Les militaires investissent les lieux pendant plusieurs jours afin de relever tous les indices. Le parquet de Cayenne se dessaisit au profit du procureur de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Fort-de-France, regroupant des magistrats du parquet et de l'instruction qui possèdent une expérience en matière de lutte contre la criminalité et dans les affaires présentant une grande complexité.
(photo d'archives)
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