Saint-Laurent-du-Maroni: Un premier suspect arrêté, dans l'affaire des adolescentes blessées par balle
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FAITS DIVERS

Saint-Laurent-du-Maroni: Un premier suspect arrêté, dans l'affaire des adolescentes blessées par balle

Nancy LAFINE, n.lafine@agmedias.fr / Samuel ZRALOS
Deux jeunes filles ont été blessées par balle dans la journée.
Deux jeunes filles ont été blessées par balle dans la journée. • DR

Aujourd'hui, dans le même quartier Saint-Laurentais, deux jeunes filles (14 et 15 ans) ont été blessées par armes à feu. Un suspect à été placé en garde à vue. Face à ce nouvel acte de violence dans le milieu scolaire, les enseignants appellent au rassemblement dès demain.

Saint-Laurent-du-Maroni a de nouveau été le théâtre de coups de feu, aujourd’hui, en fin de matinée.

Aux abords du lycée Bertène Juminer, vers midi, les secours ont été appelés, pour une jeune fille de 15 ans, blessée par balle.

Quelques minutes plus tard, ils étaient de nouveau appelés pour une autre adolescente de 14 ans, également blessée par balle à proximité (devant le collège Arsène Bouyer d’Angoma, Ndlr). Heureusement, les jours des deux adolescentes ne sont pas en danger !

Selon des personnes présentes lors des coups de feu, deux individus, dont un en possession d'une arme, ont été vus s'enfuyant de la scène.

L'enquête policière en cours, a permis l'arrestation d'un jeune homme de 22 ans vers 14 h. Actuellement en garde à vue, il est soupçonné d'être l'un des deux fuyards en question. Il pourrait également avoir un lien de parenté avec l'une des jeunes victimes.

Appel au rassemblement 
Du côté des établissements scolaires, l'émotion est évidemment de mise, accompagnée d'une certaine lassitude face à la multiplication des incidents violents dans le quartier.

Le lycée Bertène Juminer est fermé jusqu'à nouvel ordre, nous indiquent de nombreuses sources - même si l'information n'est pas confirmée par voie officielle - et un appel au rassemblement est lancé pour demain matin 7h30 devant l'établissement.

« On aimerait que le Recteur marche avec nous », affirme une professeure de français syndiquée.

Alerté par ces incidents, ce dernier s’est rendu immédiatement sur place, pour être « au chevet des familles, des élèves et aux côtés de la communauté éducative de l’Ouest », déclare-t-il dans un communiqué.

Les enseignants présents, n'attendent en revanche plus rien de la CTG ou des politiques en général. « Ça fait un moment qu'on a compris que la politique c'était du vent », commente avec amertume une professeure qui, comme ses collègues, préfère rester anonyme.

Sont évoqués pêle-mêle: l'absence de réunions du comité de suivi instauré en décembre ( une seule après l'incendie de mars au lieu d'une tous les deux mois), et surtout, l'absence de décisions concrètes (à part une fouille des sacs à l'entrée, suite à la venue de Gabriel Serville quelques semaines après l'incendie en question) et surtout, l'absence de gendarmes ce soir devant les établissements.

Message étonnant envoyé aux élèves !