Accident de pirogue sur le Maroni : trois cadavres retrouvés, un enfant toujours porté disparu
La pirogue s'est renversée samedi après-midi dans le secteur de Grand-Santi. Elle transportait une vingtaine de personnes. Les corps sans vie de trois enfants ont été retrouvés ce dimanche. Un autre est encore porté disparu. Tous les enfants disparus font partie de la même famille.
Le terrible accident est survenu samedi 23 décembre, entre 14 h et 16 h. Une pirogue transportant une vingtaine de personnes a chaviré sur le Maroni, lors du passage du saut Poli Goudou, dans le secteur de Grand-Santi. Le saut se situe coté Suriname, précise Felix Dada, maire de Grand-Santi.
Quatre enfants, tous frères et sœurs, et dont les ages vont de 8 à 18 ans selon le maire, étaient portés disparus dans un premier temps. Les corps sans vie de trois d'entre eux ont été retrouvés successivement ce dimanche sur la rive surinamaise. Leur identité ne peut être confirmée pour l'instant.
Les autres passagers ont réussi à s'extirper des flots. Il semblerait qu'aucun d'entre eux ne portait de gilet de sauvetage.
La pirogue partait de Maripasoula, d'où les disparus sont originaires, et se dirigeait "vers Saint-Laurent ou Albina."
Le dragon 973 de la sécurité civile a notamment été mobilisé dans les airs. Par manque d'effectif de piroguiers sur zone, la brigade de gendarmerie de Grand-Santi rencontre des problèmes pour se projeter. D'autres renforts étatiques doivent venir du littoral.
Autrement, les recherches des corps sont menées par la solidarité collective des piroguiers du fleuve qui se sont mobilisés en nombre parmi ceux sur place.
La gendarmerie annonce déjà qu'une enquête va être menée pour homicide involontaire afin de déterminer les circonstances de l'accident.
Pour le collectif Apachi, qui lutte sans cesse contre l'enclavement, cette "tragédie sans nom", est une manière de rappeler que "l'enclavement est une cause de mortalité certaine en Guyane." "Ce territoire est un cimetière confiné", ajoute le président du collectif, Philippe Dekon.
Par le biais de son président, Michel Ange Jérémie, l'Association des Maires de Guyane déclare : "Cette tragédie doit collectivement nous interpeller et nous fédérer avec force afin de proposer d’autres modes de transport plus sécurisés aux habitants des communes « enclavées ». La route du désenclavement devient à n’en pas douter une impérieuse nécessité."
Pour le MDES : "Cet événement dramatique met en relief une fois de plus la situation inadmissible que connait la Guyane enclavée."

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