Saint-Laurent du Maroni a connu une nuit
d'émeutes, entre mardi et hier. Des témoins l'ont comparée à celle
de 1995, quand des habitants avaient mis le feu à la caserne de
gendarmerie.
Ce mardi soir, le théâtre est le même. Les
gendarmes arrêtent Fabrice Magloire* suite à un excès de vitesse
commis en août (lire ci-dessous). Des membres de sa famille
jugent l'interpellation abusive et violente. « Les gendarmes sont
venus à au moins 25, équipés lourdement, raconte son frère. Fusils
d'assauts, cagoules et chiens. Au nom de quoi, on ne sait pas. Rien
ne nous a été présenté. Ils ont défoncé la porte. » La famille
souligne que la mère et la soeur de Fabrice Magloire ont été
insultées et mordues par un chien des gendarmes, qu'un autre enfant
a reçu du gaz lacrymogène. « Les gendarmes ont tasé mon frère parce
qu'ils n'arrivaient pas à le maîtriser. » La garde à vue commence à
18h50.
Dix minutes plus tard, la famille se rend à
la gendarmerie, pour demander des comptes et savoir pourquoi
Fabrice Magloire a été embarqué. « Il était menotté comme un cochon
» , dénonce sa maman, furieuse. Le ton monte. Des pneus sont amenés
devant la caserne Joffre. Les manifestants mettent le feu. Un
gendarme essaie de l'éteindre...
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