Nouvel incendie lié à l’essence sur la Lawa
Un énorme feu d’essence a démarré dans l’arrière-boutique d’un commerce chinois, dimanche, à Ronaldo, sur la rive surinamaise de la Lawa, à 2 km en amont de Maripasoula. Plusieurs comptoirs sont détruits, mais il n’y a pas de victimes à déplorer.
L’incendie d’Antonio Da Brinco, le 22 octobre 2024, est encore dans les mémoires, pour son ampleur et les victimes qu’il avait occasionnées. Ce matin, c’est un paysage de cendres que l’on déplore, deux kilomètres plus haut, à Ronaldo.
Le long de la rive ouest de la Lawa se trouve Ronaldo, à 2 km en amont de Maripasoula. C’est un comptoir chinois, avec ses boutiques sur pilotis. On y trouve de tout, dans une ambiance lunaire de bout du monde. C’est là qu’un feu s’est déclaré dans l’arrière-boutique d’un des nombreux commerces asiatiques. Criminelle ou accidentelle, la cause n’est pas encore définie. Les témoignages rapportent que les réservoirs d’essence se sont enflammés dès le début, et que la propagation du feu a été fulgurante.
Le niveau actuel des eaux est très haut sur la Lawa, ce qui a permis de mettre en action des pompes pour circonscrire l’incendie. Trois boutiques sont complètement détruites, et il n’y a pas de blessés.
Les activités de l’orpaillage illégal consomment beaucoup de carburant : du diesel pour les machines et de l’essence pour les moteurs hors-bord des pirogues. L’approvisionnement en carburant et ses modes de stockage ouvrent la voie à tous les risques et dérives légales : risques pour la sécurité des personnes et des biens, pollution directe par hydrocarbures, fraude aux taxes et complicité d’orpaillage illégal.
Cette contrebande, organisée depuis le Suriname, est permise par le cadre juridique de la Convention de 1915, qui autorise le transport sur le fleuve supposé frontière. Les accords de frontières n’en sont encore qu’au stade de protocole, et ne sont toujours pas ratifiés.

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