Mort d’un militaire sur le pont du Larivot : le fuyard placé en détention provisoire
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Mort d’un militaire sur le pont du Larivot : le fuyard placé en détention provisoire

Gaëtan TRINGHAM, g.tringham@agmedias.fr
Paul Maitia, tué dans un accident sur le pont du Larivot était rattaché à la 1ere compagnie du 9e RIMa.
Paul Maitia, tué dans un accident sur le pont du Larivot était rattaché à la 1ere compagnie du 9e RIMa. • FAG

La victime de l'accident, Paul Maitia, était un militaire de 30 ans rattaché à la 1ere compagnie du 9e RIMa.

Un homme a été placé en détention provisoire, le lundi 30 juin, pour avoir fui la scène de l'accident mortel, survenu sur le pont du Larivot le 28 juin. Le suspect, recherché samedi durant toute la journée, avait été interpellé en soirée, à Cayenne. 

À 5 h 40 ce matin-là, sa voiture avait percuté brutalement un deux-roues. Le pilote n'a pas survécu à l'accident. Selon les Forces armées en Guyane (FAG), la victime, Paul Maitia était un militaire de 30 ans. Il était rattaché à la 1ere compagnie du 9e RIMa (régiment d'infanterie de marine).

Originaire de Polynésie Française, il était arrivé en Guyane en août 2022. Il "a été un élément clé de sa section lors de ses nombreux déploiements dans le cadre de la mission Harpie", écrit son régiment dans un communiqué. Il devait être muté le 25 juillet à Fréjus, dans le Var. Paul Maitia était pacsé et avait une fille de 9 ans. 

Le fuyard faisait l'objet d'une OQTF
Le suspect a donc été mis en examen et conduit en détention le 30 juin après avoir été présenté au parquet.

Selon une information, confirmée auprès de la procureure, le suspect, de nationalité guyanienne, faisait l'objet d'une OQTF (obligation de quitter le territoire français). Il était connu en France pour un usage de stupéfiants en 2022. D'après une autre source proche du dossier, le fuyard serait aussi défavorablement connu de la justice au Guyana. 

Un total de 21 personnes ont perdu la vie sur les routes de Guyane depuis le début de l'année. 

Témoignage de sa compagne Margot Van Houcke

"La victime, c'est mon mari, mon homme, mon amour, qui partait tranquillement pour une journée de travail, une journée de fête pour rendre hommage aux blessés. Il est parti après avoir pris sa douche, s'être rasé proprement, mis son treillis et s'être préparé un petit déjeuné ultra-protéiné et m'a embrassé en me laissant dormir, comme tous les jours. Mais il a été assassiné, sur ce pont situé à 1 minute de la maison. Une voiture à contre-sens, pas de possibilité de se décaler à gauche ou à droite... c'est un pont ! Nous avions des rêves de famille, des rêves de voyage, sa famille, sa fille l'attendaient à Moorea, et voilà où nous en sommes. J'irai jusqu'au bout de mes forces pour mettre le coupable en prison. Parlez-en, insurgez-vous, c'est inacceptable, le massacre doit s'arrêter."

 

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