Mort du Martiniquais Kyllian Samathi : quatre policiers mis en examen
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Mort du Martiniquais Kyllian Samathi : quatre policiers mis en examen

Rédaction web, avec AFP
Une vingtaine de policiers étaient présents sur les lieux lors de l'interpellation de Kyllian Samathi dans une épicerie à Montfermeil  (Seine-Saint-Denis), en janvier 2024. 
Une vingtaine de policiers étaient présents sur les lieux lors de l'interpellation de Kyllian Samathi dans une épicerie à Montfermeil  (Seine-Saint-Denis), en janvier 2024.  • COPYRIGHT (C) 2018 SHUTTERSTOCK.

Le 4 janvier 2024, Kyllian Samathi, originaire de la Martinique, est décédé au lendemain de son interpellation dans l'épicerie où il travaillait, à Montfermeil (Seine-Saint-Denis). Utilisation répétée du pistolet à impulsion électrique, violences alléguées, résistance aux forces de l'ordre… Les versions divergent entre témoins, parquet et avocats des policiers, selon l'AFP et Le Parisien.

Le 4 janvier 2024, peu après minuit, à Montfermeil (Seine-Saint-Denis), Kyllian Samathi, un homme de 30 ans, est interpellé dans l'épicerie où il travaille. Lors de cette arrestation, il reçoit une douzaine de décharges de pistolet à impulsion électrique (Taser). De nombreux policiers sont présents sur place.

Le lendemain, Kyllian Samathi, né à la Martinique en 1994, décède. Un rapport médico-légal établit un lien entre l'usage répété du pistolet à impulsion électrique et la mort de l'homme.

Selon des informations de l'AFP et du Parisien, quatre policiers ont été mis en examen par le parquet de Bobigny pour " violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner par une personne dépositaire de l'autorité publique ". Deux d'entre eux bénéficient finalement du statut de témoins assistés.

Une avocate de l'un des policiers souligne que l'expertise demandée par les magistrats " a clairement démontré que l'usage des PIE [pistolets à impulsion électrique] n'avait qu'un lien indirect dans le mécanisme du décès ".

L'avocate d'un autre mis en examen affirme que son client " a fait usage de son Taser – une arme dite intermédiaire – avec discernement et en riposte face à un danger pour son intégrité physique ou celle de ses collègues ". Elle précise que l'objectif était de maîtriser Kyllian Samathi pour assurer la sécurité des policiers, de la sienne et des riverains.

Des témoignages contradictoires

Le procureur de Bobigny explique que l'homme " résistait violemment ", tentant notamment de s'emparer de l'arme à feu d'un policier, de saisir une bouteille pouvant servir de projectile et de porter des coups aux forces de l'ordre.

Selon lui, Kyllian Samathi a fait tomber un agent au sol et lui a " mordu un doigt jusqu'au sang au point de lui occasionner une fracture ".

Des témoins interrogés par l'AFP affirment que Kyllian Samathi a été roué de coups. Ils ajoutent que la patrouille de la Brigade anti-criminalité (BAC), première sur les lieux, serait intervenue de sa propre initiative, ce qui contredirait le premier récit officiel des faits.

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