« L'objectif est d'avoir 173 militaires supplémentaires »
Le 1er août dernier, Marc Le Bouil a succédé à Xavier Buisson au poste de commandant supérieur des Forces armées en Guyane. Orpaillage illégal, pêche illégale, coopération transfrontalière, premier entretien avec le général sur les sujets d'actualité.
Vous avez livré dernièrement des Famas au Suriname, cet échange aurait-il pu aider à obtenir le droit d'interpeller des orpailleurs illégaux par l'armée française, sur le territoire surinamais ?
Une des clés, ce sont les relations avec les pays frontaliers. Dans la pratique, le fleuve est davantage un lieu de passage qu'une frontière en tant que tel. La France travaille avec le Suriname sur le volet militaire, mais aussi sur le volet policier, judiciaire, diplomatique...
Mais historiquement, notre voisin est un pays qui a des difficultés économiques importantes. Ils ont une autre approche de l'orpaillage et de l'or en tant que tel. Peut-être, qu'à termes, les perspectives de développement au Suriname, liées à l'exploitation pétrolière, vont leur permettre d'avoir un œil différent sur l'orpaillage.
Les garimpeiros sont-ils toujours dans l'appréhension de l'intervention des forces armées ?
Je le crois. Dès que l'on est signalé, ils se cachent, ils jettent leur matériel à l'eau, ils s'enfuient et redoutent notre intervention. Nous leur faisons un tort qui se chiffre en centaines de millions de dollars par an.
N'ont-ils pas plus peur des bandes armées qui pillent leur travail et menacent quotidiennement leur vie ?
Sans doute qu'ils peuvent avoir cette appréhension-là....

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