Invité hier matin de Radio Péyi et France-Guyane, le colonel Bruno Guyot, commandant en second de la gendarmerie de Guyane, a déploré la recrudescence des agressions envers les gendarmes.
L'invité sur Radio Péyi avec France-Guyane, à 7h10 du lundi au vendredi
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LA GENDARMERIE DANS PLUSIEURS MANIFESTATIONS POPULAIRES
« Nous sommes dans le cadre de la police de sécurité du quotidien, il faut entretenir le lien avec la population et pour cela toutes les occasions sont bonnes. »
SENTIMENT D'INSÉCURITÉ ET RÉALITÉ
« Les chiffres sont à la baisse et sont effectivement meilleurs que ce qu'ils ont été par le passé. Le sentiment d'insécurité est bien réel à cause d'affaires qui, parfois, défraient la chronique. La Guyane n'est pas un département où il y a plus de délinquance qu'ailleurs mais la délinquance dans ses formes les plus violentes y est surreprésentée. »
LES RELATIONS AVEC LA POPULATION
« Nous encourageons nos gendarmes à aller vers la population, à parler, à expliquer ce qu'ils font, aussi pour donner du sens à notre action. C'est vrai que le travail de gendarme est un métier par essence répressif, mais ça n'empêche pas d'entretenir ce lien avec la population, car on travaille à son profit. »
LA PEUR DU GENDARME
« Elle existe encore mais peut-être pas pour une partie de la population. Notamment chez les plus jeunes, il y a un rejet de l'autorité qui est plus fort que par le passé. C'est un phénomène national qui prend davantage d'ampleur en Guyane. Ce qui nous inquiète, c'est l'augmentation des violences sur les gendarmes. Je vous donne deux chiffres : en 2014, 10 jets de pierres ; à ce jour, nous en sommes à 75. C'est symptomatique. »
PAS DE ZONE DE NON-DROIT
« Il n'y a pas de zone de non-droit dans la République et c'est vrai. La gendarmerie va partout, cependant on ne va pas à Bagdad (Cognau-Lamirande, à Matoury, ndrl) comme on va à Family Plazza, pour notre sécurité et pour être efficace au profit de la population. Il y a des secteurs où l'on va avec des difficultés et des moyens différents. »
LA DÉLINQUANCE ROUTIÈRE
« Le bilan n'est pas bon : à la mi-octobre, nous sommes à 22 morts sur les routes de Guyane en zone gendarmerie, alors que le bilan global de l'an dernier était de 23 morts. On est loin des 36 morts de 2016, évidemment. Le travail est orienté sur les infractions graves génératrices d'accidents : l'alcool au volant qui est un vrai fléau et les deux-roues qui payent un lourd tribut. »
L'ORPAILLAGE CLANDESTIN
« On obtient des succès, car on arrive à réduire le nombre de sites d'orpaillage illégaux. Nos deux actions : la lutte contre les convois logistiques qui ravitaillent les orpailleurs et la priorité à certaines zones pour des raisons liées notamment à l'environnement. »
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